Junior Burban Saint Priest National 2

National 2 - Junior Burban (Saint-Priest) : "On a tous hâte de reprendre"

Il y a des nouvelles qui vous donnent le sourire plus que d'autres. Ce jeudi en fin de journée, Junior Burban (20 ans) a appris comme tous les joueurs de National 2 qu'il reprendrait la compétition à partir du 13 mars. Une décision actée par le Comex de la FFF qui réjouit bien évidemment l'attaquant de Saint-Priest, prêté par Lorient et auteur de 4 buts en 7 matches toutes compétitions confondues cette saison. Pour Goal, il a accepté de réagir à cette annonce.

La FFF vient d'annoncer la reprise du championnat en N2 le 13 mars. Comment accueillez-vous cette nouvelle ? 

Junior Burban : C'est une très, très bonne nouvelle pour tous les joueurs de National 2. On vit une saison particulière, on n'a pu jouer que 9 matches de championnat jusqu'à maintenant avec la crise sanitaire. Moi, j'en ai joué 6 car je suis arrivé en cours de saison (3 buts). Ce n'est pas facile, surtout qu'on réalisait un bon départ. On a été stoppés net, c'était délicat. Mais l'information de ce soir, comme quoi nous allons reprendre le championnat, est une super nouvelle. On a tous hâte de reprendre.

La Fédération a opté pour la formule suivante : terminer les matches aller puis constituer une poule d'accession et une poule de maintien avec huit équipes chacunes. C'est une formule équitable ?

Franchement oui. Il ne reste plus beaucoup de temps jusqu'à la fin de saison (13 juin 2021). Chaque équipe va pouvoir se positionner en fonction de ses résultats à la fin des matches aller. Tout le monde va avoir un coup à jouer en fonction de ses objectifs. D'après moi, c'est un bon choix, équitable pour tous.

Mine de rien, le National 2 était à l'arrêt depuis le 24 octobre et certains clubs n'ont pu assurer les entraînements collectifs depuis. Comment ça s'est organisé à Saint-Priest ?

Nous, on a eu la chance de pouvoir continuer les entraînements malgré le semi-confinement ou le couvre-feu. On n'a jamais eu de moments de pause. On a dû s'adapter quand même parce qu'avec le couvre-feu certains joueurs ne pouvaient pas être là, du coup l'entraînement a été décalé au matin. Mais on a pu garder la forme et s'entraîner.

Au départ cette saison, vous étiez prêté à Cholet qui a pu continuer son championnat malgré le Covid. Avez-vous douté de votre choix ?

Non... C'est vrai qu'au début j'étais parti en National à Cholet, ça se passait plutôt bien mais il y a eu des complications. J'ai vite compris que je n'aurai pas beaucoup de temps de jeu, donc j'ai préféré partir. Le meilleur projet pour moi, c'était Saint-Priest et je n'ai aucun regret d'être parti là-bas. J'ai eu immédiatement du temps de jeu, j'ai été très bien accueilli, on m'a mis de bonnes dispositions ce qui explique mon début de saison. C'est le destin de chacun, je ne l'ai pas mal vécu. J'ai pu continuer à m'entraîner. Là, le championnat va reprendre et je vais pouvoir retrouver la compétition.

Comment vous sentez-vous aujourd'hui, tant physiquement que mentalement ?

Le plus dur, c'était de s'entraîner sans compétition pendant plus de trois mois. On n'a pas eu matches amicaux non plus, juste des tours de Coupe de France à partir de fin janvier. Mais c'est comme ça... Certains, dans des niveaux plus élevés, restent sur le banc toute l'année alors que leur équipe joue. Il fallait rester professionnel et continuer à s'entraîner en gardant son calme.

Il y a quatre jours, vous avez subi une humiliation en Coupe de France en perdant 5-1 au 8e tour contre Rumilly Vallières (N2). Comment vous l'expliquez ?

On a pris une vraie gifle. Pourtant, on s'est longtemps dit que la Coupe de France était un objectif surtout qu'on ne savait pas si le championnat allait reprendre. Ce match était attendu. En championnat, on avait gagné 4-2 chez eux, j'avais mis un doublé. C'était les retrouvailles mais eux aussi nous attendaient. On est passé à côté et c'est forcément la grosse déception de la saison pour le moment.

Comment voyez-vous la suite et avez-vous des nouvelles de Lorient où vous êtes sous contrat jusqu'en 2023 ?

Avec la reprise du championnat, j'ambitionne de faire les meilleures performances possibles. Je veux être décisif. Pour les offensifs comme moi les statistiques comptent, même s'il ne faut pas oublier l'influence dans le jeu. Pour l'année prochaine, j'ai à cœur de revenir dans mon club formateur et de m'y imposer. Il y aura des discussions avec les dirigeants et mes agents. Si Lorient ne me laisse pas la chance de m'exprimer avec l'équipe première, on verra, je serais prêt à aller aider une autre équipe pour montrer ce que je vaux à un niveau supérieur.

Propos recueillis par Benjamin Quarez

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