Rien ne va plus à Nantes où les mauvais résultats s'accumulent en ce début d'exercice 2018/19. Ce samedi, au Stade Pierre-Mauroy de Lille, les Canaris ont chuté pour la troisième fois en sept matches et leur compteur de victoires reste bloqué à une unité. Un bilan alarmant et qui a poussé Waldemir Kita à taper du poing sur la table.
Le président du FCNA a poussé une gueulante et celle-ci semblait autant cibler les joueurs que l'entraineur, Miguel Cardoso. Indirectement mais avec un discours qui ne laissait place à l'ambiguïté, il a remis en question les choix opérés par le technicien portugais. "C'est toujours difficile quand il y a des millions sur la touche. Il va falloir quand même qu'on se mette d'accord. À un certain moment, les gens doivent s'adapter à certaines situations. Maintenant, il faut aller vite. On a des joueurs de qualité, on a beaucoup investi, ces joueurs doivent être sur le terrain", a-t-il lâché.
Il n'y a pas que la composition du onze que l'homme d'affaire franco-polonais a montré du doigt. Il s'est aussi permis de critiquer le football pratiqué : "Il y a une mi-temps pour Lille, assez constructif et agressif. C'est ça la Ligue 1. Il faut se le mettre dans la tête. Jouer à la baballe à un moment c'est bien, mais à un moment donné, il faut jouer au ballon. Ce que je veux dire, c'est qu'il faut quand même aller au but pour pouvoir marquer. Faire des échanges tout le temps, ce n'est pas toujours très évident".
S'il ne se sentait pas menacé avant cette rencontre, Cardoso ne peut que trembler à la suite de cette sortie de son président. Même s'il vient à peine d'arriver, il n'est pas à l'abri d'un licenciement précoce. Par le passé, Kita a déjà montré qu'il pouvait se séparer d'un coach en plein milieu d'une saison. Comme il l'avait fait en 2016/17 avec René Girard ou en 2008/09 avec Michel Der Zakarian.
