Claudio Ranieri Nantes Marseille Ligue 1 12082017Gettyimages

Nantes, les chantiers qui attendent Ranieri

La saison a commencé très lentement à Nantes. La seule éclaircie a été l’arrivée de Claudio Ranieri sur le banc des Canaris. Mais passée l’euphorie d'attirer un tel entraîneur, le retour à la réalité a été brutal pour le technicien transalpin. Ce dernier a vu le mercato nantais décoller à retardement, favorisant le tâtonnement de son équipe. Après seulement deux matches de Championnat, il y a déjà urgence. Et le nouveau coach a encore du pain sur la planche.

  • Être entendu par Kita sur le recrutement

"J’attends un peu plus de joueurs. J’attends des joueurs et je pense alors que nous pourrons faire une bonne saison." Vendredi dernier, le "Mister" faisait part de son impatience d’accueillir des renforts, capables d’insuffler un vent nouveau en Loire Atlantique. Mieux vaut tard que jamais. Il a été entendu, après des semaines sans le moindre mouvement. Il a enregistré la signature de deux joueurs dans des secteurs qui manquaient cruellement de solidité : Andrei Girotto, milieu défensif costaud, acheté pour pallier le départ de Guillaume Gillet. Puis Yassine El Ghanassy sur l’aile gauche de l’attaque. Ne reste plus qu’à peaufiner une ligne offensive qui est au point de mort depuis bien trop longtemps. Kalifa Coulibaby, formé au Paris Saint-Germain et acheté à La Gantoise, est attendu tel le messie. Mais entre les départs et les blessés, il en faudra d'autres.

  • Redonner confiance à une attaque qui ne marque plus

Sala, Bammou, Nakoulma et Stepinski sont muets depuis maintenant 5 matches (en préparation et en championnat). Lors de ses deux premières sorties de la saison en Ligue 1, le FC Nantes n’est pas parvenu à faire trembler les filets. Ni à Lille, ni contre Marseille sur la pelouse de la Beaujoire. Les occasions, les Nantais se les sont créées, mais la finition a révélé les nombreuses lacunes encore à corriger. "Pour marquer, il faut un peu de chance", lançait Ranieri en marge de la rencontre. Mais pas que. C’est dire le travail qui l’attend encore. Il lui faudra, au-delà de faciliter l’intégration de ses nouveaux éléments, redonner confiance à des joueurs qui en manquent cruellement. L’arrivée de sang neuf et d’une toute nouvelle concurrence pourraient bien redistribuer les cartes et faire du bien à toute l’équipe. 

  • Limiter les blessés

Au-delà de la maladresse, l’opposition face à l’Olympique de Marseille a montré les limites physiques de ses troupes. Ces dernières ont terminé la rencontre avec pas moins de cinq blessés (!), dont 3 en moins de 25 minutes. Valentin Rongier (12e), Yacine Bammou (20e) et Alexander Kacaniklic (25e) ont tous trois quitté la pelouse prématurément tandis que Koffi Djidji et Diego Carlos ont dû terminer la rencontre strappés. Léo Dubois avait, de son côté, déclaré forfait juste avant la rencontre. Une véritable hécatombe. Si le technicien a avoué que c’était une grande première dans sa carrière, il va désormais devoir gérer un effectif très peu renouvelé jusqu’à présent. Mais surtout, décimé par les blessures. Le Champion d’Angleterre 2016 devra composer avec une infirmerie pleine à craquer et trouver des solutions pour rester compétitif.

Si en coulisses et sur le terrain, tout reste encore à faire, dans les tribunes en revanche, les supporters ont montré un soutien sans faille aux leurs. Les deux défaites inaugurales n’ont pas entamé le moral sur les bords de la Loire. Bien au contraire. Pas de sifflets mais des encouragements sont descendus des travées de la Beaujoire après la défaite face à Marseille (0-1). Voilà déjà un premier motif de satisfaction. Nantes peut heureusement compter sur son public.

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