Andy Delort Guingamp Montpellier Ligue 1 06102018Getty

Montpellier - Andy Delort : "C'est sur le terrain qu'il faut me juger"

L'attaquant montpeliérain a accordé une interview à France Football, dans laquelle il se confie sur le joueur qu'il est, son caractère, mais aussi sa vision du football. Installé à la pointe de l'attaque en compagnie de l'ancien bordelais Gaëtan Laborde, il a disputé 27 matches de Ligue 1 depuis le mois d'août, inscrivant notamment 10 buts.

Dans l'hebdomadaire, il évoque notamment le discours trop lisse selon lui des acteurs du foot : "C'est trop robotisé", estime-t-il. Cela donne "l'impression que les joueurs sont programmés. Sur le terrain, d'accord, mais dans la vie, tu as un caractère, quelque chose de différent. À la mi-temps ou à la fin d'un match, on sait ce que les joueurs vont dire. C'est emmerdant. Il faudrait juste des garçons qui portent leurs couilles et disent en face ce dont ils ont envie."

Il revient également sur son caractère à part, lui qui porte notamment une larme tatouée sur la joue. "Ils sont deux ou trois à savoir réellement pourquoi. C'est par rapport à ma vie. C'est entre moi et ma famille. Mes larmes, mais aussi mes joies", confie celui qui est toujours sous contrat à Toulouse.

"Je ne suis pas un ange non plus. C'est ma vie, c'est comme ça (...) C'est sur le terrain qu'il faut me juger. Je suis un être humain comme les autres. Je pense être humble, très gentil. Parfois, je m'énerve un peu vite mais c'est ce qui m'a permis d'être professionnel. Cette hargne, on la voit sur le terrain (...) Je suis fier qu'on dise que je suis un guerrier."

Enfin, il revient également sur son interpellation en août 2018. Pour rappel, il avait été placé en garde à vue après une course poursuite entre Agde et Marseillan. "J'étais passager. On s'est fait arrêter. Le policier pensait qu'on était des dealers ou je ne sais quoi. Il nous a fait sortir, avec menottes, au sol. C'était très musclé, humiliant." L'attaquant a depuis été condamné en février dernier à deux mois de prison avec sursis et 18 000 euros d'amende pour outrage et menace envers des policiers, suite à cet épisode.

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