Il y a deux semaines après un décevant nul contre Dijon à domicile, Vadim Vasilyev avait furieusement tancé ses joueurs en public. Le vice-président de Monaco avait notamment reproché au groupe de ne pas faire le travail pour lequel il était grassement payé. Une sortie incendiaire qui avait fait beaucoup parler et qui avait aussi suscité des remous car à aucun moment le dirigeant ne s'était remis en question ou évoqué les limites de la politique de recrutement du club.
Dans un entretien accordé à Canal+, et alors que les résultats de l'équipe ne se sont toujours pas améliorés, Vasilyev vient de rectifier le tir. Il a reconnu que lui et le propriétaire du club, Dimitri Rybolovlev, ne sont pas exempts de tous reproches. "Le premier responsable c'est moi, en tant que vice-président. Des erreurs ont été commises oui, je ne le nie pas, a-t-il déclaré, avant de montrer du doigt une nouvelle ses troupes. Mais les joueurs ont leur part (de responsabilité) aussi. Je n'ai pas aimé certains sourires dans le vestiaire après des défaites. Cela ne m'a pas plu".
"Notre modèle est le seul viable pour Monaco"
Pour beaucoup d'observateurs, si l'ASM en est là aujourd'hui à flirter avec la relégation c'est en grande partie à cause de la perte récurrente de ses meilleurs éléments. Vasilyev en convient, mais il n'éprouve aucun regret par rapport à la voie qui a été choisie dans la gestion financière du club : "Notre politique était risquée. Je le savais dès le premier jour. Ça a marché, et je savais qu'un jour ça pouvait ne pas marcher. Mais, si c'était à refaire, on le refera. On revendra autant de joueurs. Car c'est le seul modèle économique viable pour Monaco".
Il n'y a pas que les problèmes sportifs qui perturbent Monaco actuellement. Dans les coulisses aussi, les mauvaises nouvelles s'accumulent avec notamment les révélations de Football Leaks (des contrats de sponsoring gonflés) ou encore la mise en examen de Rybolovlev pour une affaire privée. Des soucis qui laissent redouter un départ de la direction en place. Vasilyev a assuré qu'il n'y a aucune chance pour que ce scénario se produise : "Un désengagement de Rybolovlev ? C'est possible oui, à condition qu'il réalise son rêve qui est de remporter la Ligue des Champions".
Enfin, le vice-président monégasque a aussi écarté l'idée d'un deuxième changement de coach cette saison. Même s'il n'a pas encore gagné depuis sa venue, Thierry Henry et son staff gardent sa confiance totale. "Il n'est pas là pour une courte période. Ce n'est pas un pompier de service. Sinon, on aurait pris un entraineur avec un autre profil", a assuré Vasilyev.




