Après-midi difficile pour le FC Metz, battu par Rennes pour le compte de cette 30e journée de Ligue 1 et dépassé par les Bretons au classement. Au coup de sifflet final, l'entraîneur des Grenats Frédéric Antonetti a fustigé le calendrier chargé qui attend ses troupes dans quinze jours, après la trêve internationale.
"On nous avait déjà programmés le match à Monaco en Ligue 1, le samedi 3 avril à 13 heures, puis notre huitième de finale de Coupe, le mardi 6 à 18 h 45. Et puis il y a un génie à Paris qui a dit : 'Tiens, on va mettre Metz - Lille le vendredi 9 à 21 heures'.
"Put..., ils ont dû être contents à Lille ! Je ne crois plus en rien et de toute façon, on ne peut plus rien dire, il faut juste qu'on ferme notre gueule. Mais on aurait pu jouer le samedi ou le dimanche, à 17 heures, cela aurait été plus cohérent sportivement. Y a-t-il une équité quand on joue ainsi trois matches en six jours ? À moins qu'ils veuillent que Lille soit champion", s'est-il interrogé avant de revenir sur le contenu du match.
"Je suis déçu du résultat. Il faut rendre hommage à cette belle équipe de Rennes, programmée pour la Ligue des Champions. Mais, paradoxalement, je ne suis pas déçu parce que, dans l’ensemble, j’ai retrouvé l’équipe que j’aime, celle qui va de l’avant, qui récupère des ballon", a-t-il assuré.
"Mais en ce moment, les faits de jeu nous sont un peu contraires. Les Rennais marquent deux buts hors-jeu. C’est nous qui les remettons en jeu sur des contres. Moi, ça me chagrine qu’on puisse profiter de position de hors-jeu alors que la passe n’est pas intensionnelle.
"Sur le premier et le troisième buts, Rennes profite de ces situations. Ce sont des coups malheureux d’un match. Parfois c’est pour vous, parfois c’est contre vous… Et puis, il y a ce penalty qui est un troisième fait de jeu. Après, il nous a manqué de la qualité technique, il nous manque toujours un petit morceau dans les vingt derniers mètres.
"On fait dix-huit centres, on a quelques bonnes actions bien construites mais on manque de finesse dans la touche finale. On n’y est pas parvenu parce qu’il y a beaucoup de densité… Et c’est là qu’il faut être un peu plus subtils. Ça nous manque encore… On a manqué de présence devant le but aussi…"




