Hakim Ziyech (26 ans) n'a pas connu des débuts faciles avec la sélection marocaine. Le sélectionneur Hervé Renard ne l'avait d'ailleurs pas retenu pour la Coupe d'Afrique des Nations 2017. Une situation délicate qui avait poussé le joueur de l'Ajax à annoncer qu'il ne souhaiterait plus jouer pour le Maroc tant que l'ancien coach du LOSC serait sur le banc. Ce qu'a commenté le sélectionneur lundi dans l'émission 'Le Vestiaire' sur RMC Sport.
"Je suis nommé sélectionneur, je commence l'entraînement le lundi. On joue le samedi au Cap Vert, sur un terrain synthétique avec beaucoup de vent, un match typiquement africain dans les caractéristiques que je connais, se rappelle-t-il. Je mets Hakim dans les tribunes. On commence sur des bases difficiles. On joue le retour au Maroc trois jours après, il rentre 25 minutes. Mais il n'était certainement pas satisfait du stage dans son intégralité. Je commets là une erreur : je ne lui parle pas. Chacun part de son côté. La situation se crispe. Il revient, la troisième fois, il est un peu blessé... jusqu'à ce que je ne le sélectionne plus."
Il a fallu attendre juin 2017 pour que les deux hommes fassent un pas l'un vers l'autre à l'initiative du président de la Fédération marocaine, qui a souhaité faire en sorte que le milieu de terrain revienne avec les Lions de l'Atlas.
"Il n'y est pour rien, précise Hervé Renard, à propos d'Hakim Ziyech. Il n'a jamais fait preuve de mauvais caractère, il n'a jamais mal réagi. Au contraire, il est resté impeccable, même s'il n'était bien sûr pas satisfait. Passé un an, mon président m'a dit 'il faudrait qu'on aille le voir, vous voyez la saison qu'il fait'. J'ai dit 'oui, sur ses qualités, il n'y a rien à dire, c'est ce qu'il nous faut'. On est partis à Amsterdam et au bout de trois minutes de conversation, tout était réglé. Lui avait envie de revenir, il est très attaché à son équipe nationale. Moi j'avais besoin de lui et j'ai reconnu mes erreurs." Un mea culpa qui a permis le retour du joueur en sélection.
Un dossier clos, donc. Et une erreur dont Hervé Renard se considère "responsable à 99%".
