Manchester United celebrate Romelu LukakuGetty

Malgré le mercato boulimique du PSG, la Premier League reste la reine de la puissance financière européenne

Ce n'est pas une surprise et on l'annonçait comme inéluctable depuis le jour où la nouvelle répartition des droits TV en Premier League avait été rendue publique (en 2015), mais cela ne coûte rien de le souligner et le confirmer. À défaut d'être le plus compétitif, si l'on en juge les titres amassés sur la scène continentale, le champion d'Angleterre est bien le plus puissant d'Europe actuellement. Le mercato estival 2017 a largement validé cette tendance puisque sept des dix plus gros transferts de l'intersaison ont encore été bouclés outre-Manche.

Le mercato estival 2017 est celui de tous les records

À cause du PSG et ses 220M€ déboursés sur Neymar, la PL n'aura pas cette année la palme de l'acquisition la plus onéreuse. Une première depuis 2014 et le transfert de Luis Suarez vers Barcelone. Même les deuxième et troisième transferts les plus chers (Mbappé au PSG et Dembélé au FC Barcelone) ont été complétés hors des frontières britanniques. Toutefois, cela ne dit rien de la santé financière de ce championnat. Celui-ci se porte bien et même mieux que jamais. Autrement, comment expliquer le fait qu'avec 1,5 milliards de frais d'achats cela a encore été le pays le plus dépensier de l'été ? Et le chiffre en question est même en hausse de 23% par rapport à celui du précédent mercato.

Avec les Lukaku, Morata, Mendy, Lacazette, Walker, Bernardo Silva et Sigthorsson, les clubs de Premier League n'ont donc guère fait attention à leur porte-monnaie. Et le constat ne se limite pas seulement aux gros bras de ce championnat. Même les clubs supposés jouer les seconds rôles, voire même le maintien, se sont montrés dispendieux. Dans le top 20 du classement des clubs européens les plus dépensiers, il y en a huit du Perfide Albion, dont Watford. Les Hornets, qui n'ont pourtant jamais fini dans les dix premiers du classement, ont sorti de leur poche la bagatelle de 61,5M€. C'est beaucoup et cela les met à la même hauteur que l'Olympique de Marseille (62M€).

Les petits clubs ne sont pas en reste

Pas besoin d'être un grand économiste pour comprendre pourquoi l'argent coule à flots de l'autre côté de la Manche. Les clubs ont su profiter de la nouvelle manne financière dont ils ont hérité à la faveur des droits TV pour se renforcer à coups de millions et bâtir des effectifs pléthoriques. Il aurait été même dommage qu'ils s'en privent. Un pactole de 6.9 milliards d'euros à se partager leur été offerts sur la période de 2016/2019. Du jamais-vu dans l'histoire du football et ce montant constitue presque le triple de ce qu'ils percevaient il y a encore dix ans.

L'Angleterre demeure donc une place forte sur l'échiquier européen et la situation n'est pas prête de changer. D'aucuns souligneront que l'argent ne garantit pas le succès et le palmarès de la Ligue des Champions leur donnera raison puisqu'il faut remonter à 2012 pour trouver trace du dernier représentant anglais sacré dans cette compétition (Chelsea). Néanmoins, le gouffre se creuse petit à petit. Et si certaines superpuissances européennes, telles que le Real Madrid, le Barça, la Juventus ou le Paris Saint-Germain, arrivent à parfaitement suivre la cadence, il y a un facteur qui laisse supposer que ce paradoxe ne durera pas éternellement. En plus d'être le plus puissant, le championnat anglais est le plus homogène de par la présence de plusieurs candidats au titre et cette compétitivité, conjuguée au pouvoir financier, est appelée à faire tôt ou tard la différence. 

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