Martin Terrier Lyon Montpellier Ligue 1 17032019Getty

Lyon, Terrier : "Je ne suis pas du genre à réclamer"

Arrivé l'été dernier à Lyon après une saison prometteuse à Strasbourg, Martin Terrier a mis un peu de temps à se mettre dans le bain mais réalise une belle première saison avec les Gones. Auteur de dix buts toutes compétitions confondues, l'ailier français est monté en puissance lors de la seconde partie de saison et s'est montré décisif à plusieurs reprises permettant à son équipe d'obtenir des précieux points dans la course à la Ligue des champions. Dans une interview accordée à L'Equipe, Martin Terrier est revenu sur sa forme étincelante en 2019 avec déjà sept buts inscrits, dont six depuis la 29ème journée.

"Ma forme en 2019 ? C'est la première fois que ça m'arrive. Je pense que c'est dû au fait d'enchaîner les matches. J'ai eu un déclic mentalement. Un cliché ? Oui, ça peut l'être, mais je pense que le match contre Barcelone (0-0, le 19 février) m'a fait énormément de bien, ça m'a fait prendre conscience de certaines choses. Quand j'ai vu que je pouvais vraiment exister contre ce genre d'équipes, cela m'a fait du bien", a analysé l'attaquant de l'OL.

"La réalité, c'est le terrain"

Martin Terrier Lyon Montpellier Ligue 1 17032019Getty

"Être en tribunes au retour contre le Barça ? Ça fait partie du foot, c'est formateur, surtout pour un jeune comme moi, qui apprend, qui vient d'arriver. Je n'étais pas content sur le moment, forcément, et je reconnais que je n'ai pas trop compris pourquoi c'est moi qui suis allé en tribune ce soir-là. Mais le coach fait ses choix, je les respecte. Déjà, dans mon caractère, je ne suis pas du genre à réclamer. Je préfère prouver les choses. À partir du moment où je serai important sur le terrain, le coach ne pourra plus se passer de moi. On peut dire ce qu'on veut en dehors, mais la réalité, c'est toujours le terrain", a ajouté l'international espoirs.

Fan de Bergkamp et Thierry Henry, l'ailier de l'OL ressemble davantage à Robert Pirès selon Florian Maurice : "Flo Maurice me compare à Robert Pirès ? Je sais, mais mon père était fan de Bergkamp, donc je l'ai beaucoup vu jouer. Du coup, si j'ai regardé Bergkamp et si j'ai regardé Henry, j'ai vu Pires aussi. Pour Henry, c'est son enroulé que j'aime bien. Au départ, cette façon de frapper était plutôt naturelle chez moi, mais quand j'étais U 19 à Lille, Stéphane Dumont, le coach, m'a fait prendre conscience de ça. Il me disait : « Enroule-là au sol, côté ouvert, ça marchera tout le temps. » Bon, ça ne marche pas tout le temps, mais souvent".

Martin Terrier est revenu sur l'annonce du départ de Genesio et évoque la fin de saison : "La période du départ de Genesio a été bizarre ? Déjà parce qu'on a perdu trois matches de suite. C'était une sale période. Mais on a réussi à sortir la tête de l'eau. Depuis, il reste fidèle à lui-même, à ses convictions. Il n'a absolument rien changé et je pense que c'est la bonne solution. La pression pour la C1 ? Elle est normale. Et on est là, dans les gros matches. D'un côté, il faut gagner ces trois matches (Lyon a besoin d'en gagner deux en réalité), bien sûr. De l'autre, si on gagne, ça ne dépend que de nous".

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