20210508_ Lucas Hernandez_Bayern Munchen(C)Getty Images

Lucas Hernandez dénonce les cadences infernales

Pour les joueurs de l'équipe de France, la saison 2021-2022 est encore loin d'être terminée. Avec la Ligue des nations, ce ne sont pas moins de quatre rencontres en l'espace de dix jours avec de nombreux déplacements (en Croatie et en Autriche) que les Bleus doivent surmonter.

Ce calendrier démentiel inquiète d'ailleurs fortement Lucas Hernandez, comme il en a fait part à nos confrères du Journal du Dimanche : « Jouer 60 ou 70 matches, c'est possible une saison, pas deux. Ou alors, les blessures arrivent. J'en ai eu deux grosses qui m'ont empêché d'enchaîner lors de mes deux premières années au Bayern [entre 2019 et 2021]. On est habitué à jouer tous les matches programmés mais on a aussi besoin de vacances pour couper, de jours libres pour penser à autre chose pendant la saison. Quand tu joues trois fois par semaine, tu n'as plus envie de regarder des matches. Physiquement, tu peux suivre, mais, dans la tête, c'est dur. Beaucoup de joueurs passent par des moments compliqués. »

Lucas Hernandez estime également que tous les championnats devraient faire une pause d'un mois après la Coupe du monde 2022 (21 novembre-18 décembre) comme cela sera le cas pour la Bundesliga : « Un mois de repos, c'est normal. J'aimerais que d'autres pays suivent l'exemple de l'Allemagne, où l'on se préoccupe beaucoup de l'état des joueurs. Au Bayern, si l'on a besoin d'un jour ou deux pour souffler, pas de problème. En cas de pépin, on ne nous force pas à jouer. Les docteurs et les kinés prennent vraiment soin de nous. »

Lors de son entretien au JDD, Lucas Hernandez est par ailleurs revenu sur la saison du Bayern (champion d'Allemagne mais éliminé en quart de finale de la Ligue des champions), dirigé pour la première fois par Julian Nagelsmann : « Il a les idées très claires. Il sait précisément ce qu'il attend de nous : à deux jours d'un match, il nous montre en vidéo comment nous devons attaquer et comment l'adversaire va nous attaquer. Ça nous laisse le temps de prendre nos repères. Tous les joueurs sont très contents de lui. J'espère qu'on sera plus régulier la saison prochaine. »

Enfin, concernant l'avenir de Robert Lewandowski, son célèbre coéquipier et star du Bayer, Lucas Hernandez n'est au courant de rien mais comprend ses envies d'ailleurs : « Ça fait huit ans qu'il joue au Bayern, je comprends parfaitement qu'il ait envie de changer de culture ou de pays. On s'entend très bien donc, s'il part, je lui souhaiterai le meilleur. Et si nous jouons l'un face à l'autre, bonne chance à lui. »

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