Le début de saison a été compliqué du côté de Lille, qui a eu des difficultés à enchaîner après son titre de champion de France et le départ de Christophe Galtier vers Nice. Le nouvel arrivant, Jocelyn Gourvennec a été la cible de nombreuses critiques.
"Je me suis fait massacrer"
Dans une interview accordée à RMC Sports à quelques jours du choc face au PSG, le coach des Dogues est revenu sur cette période difficile.
"Oui, je me suis fait massacrer et en même temps je me suis protégé de ça, je ne suis pas rentré dans la polémique, je ne me suis jamais plaint. Je n’ai pas voulu perdre de l’énergie pour rien", a-t-il affirmé.
"J’ai trouvé ça dur mais une fois que l’on fait ce constat-là, il faut avancer et je me suis mis dans ma bulle pour aider le Losc puisque c’est la mission que l’on m’a confiée. Je n’ai jamais voulu aller sur ce débat-là, j’avais mes preuves à faire et je pense que je les ai faites en respectant le club, la mission que l’on m’a offerte, en respectant les gens du club, et aussi les médias puisque je n’ai jamais fui le débat ou les discussions.
Aujourd’hui, on a fait de très bonnes choses mais le travail n’est pas terminé parce que l’on a encore des choses importantes à faire en Ligue 1 et Ligue des champions. Il faut que l’on aille plus loin, que l’on fasse rêver les gens, on a encore plein de belles échéances à vivre."
"Au nouvel entraîneur de s'adapter le plus vite possible"
A mi-saison, le bilan est plus contrasté, alors que Lille montre du mieux dans le jeu et s'est qualifié en huitièmes de finale de Ligue des champions, malgré un classement en Ligue 1 encore décevant.
"On ne peut pas créer des relations du jour au lendemain, encore plus quand un groupe a été champion. C’est assez rare que l’entraîneur qui a été champion s’en aille, ça ne se passe pas souvent comme ça, donc c’est au nouvel entraîneur de s’adapter le plus vite possible", poursuit Gourvennec à propos de son travail de ces derniers mois.
"La relation avec les joueurs a été très bonne, très vite. On a pu construire des choses d’abord à travers le Trophée des champions, puis aussi, et c’est peut-être moins sympa, avec les hauts et les bas en début de championnat.
"Le parcours en Ligue des champions a renforcé nos liens parce que dans la difficulté on a répondu présent. On s’est jaugé aussi les uns et les autres. Je pense que les joueurs me connaissent bien maintenant, ils savent que j’ai un axe et que je m’y tiens et qu’il n’y pas de décalage entre ce que je peux dire et ce que fais. Pour bien coacher les joueurs, il faut bien connaître les hommes, c’est fondamental, pour ça on ne peut pas jouer avec la montre."
L'entraîneur a également évoqué rapidement la confrontation à venir avec Chelsea, adversaire des Dogues en huitièmes de finale de la Ligue des champions dans moins de trois semaines.
"C’est une très grosse équipe, ils ont beaucoup d’expérience et ils sont tenants du titre. Bien sûr que l’on a le droit de rêver mais il faudra que l’on soit à un très haut niveau et que l’on arrive à les faire douter", espère-t-il.


