Mécha Bazdarevic retrouve le Paris FC ce mardi (20 heures) un an après son éviction. Un match que l'ancien Parisien aborde avec une certaine pression au vu des résultats décevants de son équipe, l'En Avant Guingamp, 15e de Ligue 2, à seulement trois points de la lanterne rouge.
La situation est d'autant plus préoccupante qu'après avoir sombré sur le terrain de Chambly (0-3) vendredi dernier, Guingamp reste sur dix matches consécutifs sans victoire. Une série cauchemardesque pour le club breton qui avait fondé de grands espoirs pour cette saison avec l'arrivée de joueurs confirmés comme Paul-Georges Ntep ou Alexys Romao l'été dernier. Des recrues qui n'ont pas eu l'apport escompté jusqu'ici.
"Ils ont lâché eux-mêmes"
Comme souvent dans pareil cas, l'entraîneur se retrouve en première ligne et Bazdarevic ne déroge pas à la règle. Nommé en août, en remplacement de Sylvain Didot, le Bosnien n'arrive pas à inverser la tendance. Dans des propos relayés par Ouest-France, il confie avant le déplacement à Charléty : "Forcément, je le vis mal. Je sais ce que les joueurs sont capables de faire, je le vois bien. Ils arrivent, par moments, à enchaîner de bonnes séquences." Mais la spirale reste donc très négative à l'aube des fêtes de fin d'année.
Au sortir du match à Chambly, Bazdarevic a pointé du doigt l'état d'esprit de ses joueurs, n'hésitant pas à les afficher comme les principaux responsables : "Après un match comme ça, c’est très difficile pour moi d’être là, il n’y a pas grand-chose à vous dire. On a été ridicule, ils n’ont pas le droit d’avoir ce comportement. (...) Est-ce qu’ils m’ont lâché ? C’est une question que j’entends depuis 30 ans. Ils ont lâché eux-mêmes. Moi, en tant que joueur, après un match comme ça, j’aurais honte."
Plus étonnant, le silence proné par la direction. Pas un commentaire, pas un mot. Le président Fred Legrand n'a pas pris la parole dans de telles circonstances. Pourtant, dans les coulisses, les discussions vont bon train concernant le futur de l'équipe première.
Le Bescond, une solution ?
L'avenir de Mécha Bazdarevic a déjà fait l'objet de discussions en haut lieu, pour parer à toute éventualité. En interne, le nom de Jean-Baptiste Le Bescond est revenu dans certains échanges. L'entraîneur de la réserve pourrait être une solution, longue ou provisoire, en cas de départ de Bazdarevic. Bémol, il n'a pas le diplome requis pour coacher une équipe professionnelle, ce qui nécessiterait la nomination d'un autre homme à ses côtés. Le directeur du centre de formation Vincent Rautureau, détenteur du formateur et du BEPF, serait en capacité de l'épauler, toujours dans le cas où une solution interne serait choisie. Mais à l'heure actuelle, il est prématuré d'évoquer l'EAG sans Bazdarevic. Ce dernier est là et bien là. Pour combien de temps ? Plusieurs membres du vestiaire guingampais assurent en tout cas qu'ils n'ont pas lâché l'entraîneur. Il faudra le prouver mardi soir.




