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Ligue 1 : Montpellier-Angers décalé au 10 mars

C'est devenu une habitude, une nouvelle rencontre de Ligue 1 programmée un samedi soir a été decalée au dimanche.

Il s'agit du match entre Montpellier et Angers, comptant pour la 28ème journée de Ligue 1. Cette rencontre avait été fixée au samedi 9 mars en soirée (20 heures). Mais pour des raisons de sécurité dûes au mouvement des gilets jaunes, elle a été décalée au lendemain.

Le match Montpellier-Angers se disputera donc le dimanche 10 mars à 15 heures, sur ordre de la préfecture de l'Hérault.

A signaler qu'un autre match de cette 28ème journée, opposant Toulouse à Guingamp, a aussi été reporté au dimanche. Ce mercredi, dans un entretien accordé à L'Equipe, le Directeur Général de la LFP Didier Quillot n'a pas caché son agacement par rapport à la situation.

"Depuis le début de la crise des gilets jaunes, il y a eu 49 demandes de report ou de décalage. 38 matches de L 1 ont été décalés ou reportés et 6 de L 2. Nous avons réussi à maintenir 5 rencontres. Aujourd'hui, nous sommes dans une situation pénalisante pour notre Championnat. En L 1, sur 11 journées, 20 matches ont été décalés (dans le même week-end) sur 110, soit 18 %, et 18 ont été reportés, soit 16 %. Sur cette période, un tiers des matches de L 1 ont donc été décalés ou reportés. Le calendrier est maîtrisé à ce stade, mais on veut alerter. La Ligue 1 est prise en otage. Certaines décisions sont très difficiles à accepter", a-t-il expliqué.

Le dirigeant n'a pas caché son incompréhension quant aux décisions de certaines préfectures, tout en évitant de généraliser la situation. "Certaines préfectures en font trop. Autant, pour le premier week-end des gilets jaunes, nous n'avons pas voulu mettre à risque l'ordre public. Mais maintenant, avec la prolongation du mouvement et les décisions prises qui sont difficiles à comprendre, nous refusons les demandes de report et nous négocions", a poursuivi le patron de la Ligue.

Didier Quillot regrette le préjudice subi par les spectateurs et les clubs. "Il est large. Les premiers touchés sont les supporters. Ensuite les clubs, car les recettes de billetterie sont affectées, en particulier quand des matches prévus le week-end se déroulent en semaine. Les troisièmes impactés sont les coaches et les joueurs, qui ont ont du mal à programmer les séquences d'entraînement, les cycles de récupération. Il y a aussi les diffuseurs, Canal + et beIN Sports, qui perdent des prime time. Enfin, il y a le problème de l'équité, plus on approche de la fin de la saison. Je tire la sonnette d'alarme, mais pour l'instant la situation est quand même maîtrisée".

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