L'assistance vidéo à l'arbitrage continue à défrayer la chronique chaque semaine en France comme sur le continent. Si beaucoup réclament sa suppression, d'autres considèrent qu'il est possible d'améliorer un système qui hache le rythme des rencontres et occasionne parfois des erreurs très préjudiciables.
"Faire comme au tennis"
C'est le cas de plusieurs présidents de clubs de Ligue 1, qui, dans les colonnes du journal L'Equipe dans son édition du jour, ont fourni des hypothèses pour améliorer un système qui divise. « Chaque entraîneur pourrait demander une fois le recours au VAR. Une sorte de joker, en somme », considère le cacique dijonnais Olivier Delcourt.
De son côté, le boss niçois Gauthier Ganaye veut s'inspirer des lois de jeu en vigueur dans le tennis : "Je serais favorable au système du tennis, où ce sont les joueurs qui demandent le recours à la vidéo, trois fois par set."
Jean-Pierre Caillot, le président de Reims, estime que le problème vient surtout de la compétition entre les arbitres : « Tous les arbitres qui sont devant les écrans ne doivent plus être ceux qui se retrouvent sur le terrain la semaine suivante. Ce n'est pas sain. Cela sème le doute au sein d'une corporation où ils sont tout de même en concurrence. Je crois profondément que le VAR a besoin de l'expérience des anciens arbitres aux postes de visionnage. », a-t-il estimé. Pour rappel, en exclusivité pour Goal, le président du Stade de Reims était revenu sur son coup de gueule après le match contre Lille, livrant au passage son ressenti sur le VAR.
Mais qu'en pense le président de l'OM ? "La seule sortie du malaise actuel autour de l'arbitrage consiste à banaliser les erreurs, en communiquant régulièrement sur leur nombre et leur fréquence. La NBA publie après chaque match un rapport sur les deux dernières minutes, là où tout se joue, dénombrant les décisions justement sifflées, les erreurs manifestes et les oublis. Cela donne lieu à une évaluation objective des arbitres. À ce jeu, on se rend compte que les erreurs sont peu nombreuses, humaines et qu'elles touchent tout le monde, arbitres, comme équipes. Une fois ce constat établi, on en finit avec les théories complotistes.", indique en effet Jacques-Henri Eyraud dans L'Equipe.
Des pistes de reflexion qui convient effectivement à la cogitation, pour un système qui n'a certainement pas fini de faire parler de lui sur la scène domestique comme continentale.




