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L'entente Neymar-Mbappé, Rabiot en forme et les belles promesses du PSG

La trêve internationale d'octobre est un bon moment pour dresser un premier bilan depuis le début de saison après une dizaine de matches joués toutes compétitions confondues. Le PSG n'a pas compté à la dépense afin de faire une équipe compétitive sur tous les plans, les efforts sont-ils récompensés pour le moment ? 

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UN TRIO D'EXCEPTION


Comment évoquer cette équipe du PSG sans mentionner sa force numéro 1 : le trio d'attaque. Comme l'a expliqué Thomas Meunier à l'issue du match face à Bordeaux (6-2) : "Chez l'adversaire, il y a inconsciemment une petite crainte. Offensivement, on est costauds et on le prouve dans les chiffres. Ça va être difficile de nous battre cette saison.". Les chiffres, justement, donnent le tournis : 35 buts en 10 matches toutes compétitions confondues, soit une moyenne de 3,5 buts par match. Et sur ces 35 réalisations, l'attaque de feu Cavani-Neymar-Mbappé a été impliquée 27 fois. Un trio qui fonctionne bien : outre l'entente évidente de Mbappé et Neymar sur le terrain, Cavani n'est pas en reste. L'Uruguayen est devenu le meilleur buteur de l'histoire du PSG en Coupe d'Europe (23 buts), devançant Zlatan de trois unités. Face au Bayern, il a également rejoint Cristiano Ronaldo en devenant le cinquième joueur à marquer pendant six matches d'affilée en Ligue des Champions. L'excellente intégration du Brésilien et du jeune bondynois, combinée à l'efficacité du meilleur buteur 2017 de Ligue 1 fait des ravages. 


RABIOT S'AFFIRME AU MILIEU


Mais cette équipe n'est pas seulement constituée d'un secteur offensif redoutable. Le milieu, tout aussi solide, est l'une des satisfactions d'Unai Emery, surtout Adrien Rabiot devenu titulaire indiscutable depuis le début de saison (et le départ de Matuidi à la Juventus) : "Il a dû démontrer des qualités afin d'avoir plus de minutes sur le terrain. Il a beaucoup travaillé, et c'est la raison pour laquelle il est titulaire indiscutable. Il est bon autant offensivement que défensivement, il apporte un certain équilibre. Mais c'est un jeune joueur et il peut progresser encore", affirmait le technicien basque. Le titi parisien a débuté tous les matches, en championnat comme en Ligue des Champions pour un total de 841 minutes. Le patron a su briller dans les grands matches (notamment à Glasgow où l'on a vu un grand Rabiot), lorsque le schéma tactique favori du coach était appliqué. Dans un milieu à trois, il a tout le loisir de s'exprimer, d'avoir ce rôle de relayeur et de se projetter vers l'avant, à l'image de ce match face à Toulouse pendant lequel il a privilégié la relation avec Neymar plutôt que les deux autres italiens du milieu (16 passes vers le Brésilien). S'il maintient ce niveau, il deviendra plus qu'un titulaire indiscutable : l'indispensable. 


LO CELSO SE MONTRE ENFIN


Autre élément de satisfaction dans ce milieu, Lo Celso. Le jeune argentin met un coup de fouet à chacune de ses entrées en jeu (77 minutes cumulées), comme lorsque les Parisiens n'arrivaient pas à trouver de solution face à Lyon. Il a suffi de moins de trois minutes pour qu'il débloque le jeu et permette à Cavani d'ouvrir le score (finalement attribué à Marcelo). Très actif, le joueur en provenance de Rosario est un boosteur lorsque les Parisiens manquent d'inspiration : "Nous sommes très contents de la progression de Giovani Lo Celso. Il a beaucoup progressé les six premiers mois, avec humilité. Il a fait une bonne présaison. C’est difficile de rentrer dans cette équipe, mais quand il l’a fait, il l’a bien fait. Il gagne des minutes grâce à ses performances. Il gagne le respect des autres joueurs", expliquait Emery en conférence de presse. 


LA PLUS-VALUE DANIEL ALVES


Si les observateurs mettent le milieu de terrain et l'attaque en avant, la défense de ce début de saison affiche elle aussi de solides performances. Une défense résistante qui permet aux Parisiens de se hisser à la 3è place de meilleure défense de Ligue 1 et d'avoir enchainé 2 clean sheets en Ligue des Champions. Parmi eux, une nouvelle tête depuis cet été, Dani Alves. Il prouve à chaque match (7 toutes compétitions confondues) qu'il est l'homme fort du secteur défensif dans l'utilisation du ballon, puisque les Franciliens l'ont beaucoup à chaque match. Avec déjà 1 but et 1 passe décisive au compteur, il est porté vers le but adverse, il fluidifie le jeu de l'arrière vers le milieu, voire même vers le secteur offensif lorsqu'il monte très haut en se réaxant. Le joueur de 34 ans n'a plus grand chose à prouver sur son talent, si ce n'est qu'il a encore de bonne réserves sous le pied. Dans une interview à la Gazzetta dello Sport, Adrien Rabiot évoquait l'autre facette du Brésilien, celle d'un leader : "Neymar et Mbappé sont les deux stars de notre mercato, mais il ne faut surtout pas sous-estimer l’importance de Dani Alves. C’est un leader, peut-être dans l’ombre, aussi bien à l’entraînement qu’en match. Il fait partie de ceux qui sait parler au groupe, y compris dans les moments difficiles. Et son palmarès parle pour lui." Titulaire indiscutable, il est cependant ménagé, notamment à l'approche des retours en sélection et cède sa place à Thomas Meunier. Le Belge joue un match sur deux en championnat (4 titularisations), pour un rendement de 2 passes décisives et 1 but (face à Bordeaux, 6-2).


UNE ROTATION EFFICACE


En défense, Presnel Kimpembe et Yuri Berchiche obtiennent un temps de jeu conséquent en ce début de saison. Le Français, titulaire 5 fois en Ligue 1, signe des prestations intéressantes et a un statut privilégié aux yeux d'Emery : "Je vais bien sûr devoir faire une rotation car nous aurons plus d'un match par semaine à jouer. J'en ai déjà parlé aux joueurs concernés car je planifie au mois les rotations. Les trois méritent d'être dans le groupe et les progressions de Marquinhos et Kimpembe entrent dans cette logique." Quant au latéral espagnol, pas présenté cet été par ses dirigeants et blessé dès le début de son recrutement, ses trois matches complets et deux entrées en jeu ont montré un joueur qui apporte des solutions sans mettre en danger son couloir gauche. Une concurrence saine à l'image de ce qu'a pu être celle entre Meunier et Aurier la saison passée. 

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AREOLA MONTE EN PUISSANCE


Cette défense ne serait pas aussi performante sans un bon gardien. Et Areola, régulièrement critiqué dpeuis son retour à Paris, devient une évidence. Hormis la boulette qui aurait pu coûter cher à Metz, il a été exemplaire, majestueux lors des grands matches. Face au Celtic et au Bayern, il a su élever son niveau de jeu à la hauteur du prestige de la compétition. Auteur de 4 arrêts décisifs à Glasgow, il comptabilise 31 arrêts en Ligue 1, pour 5 buts encaissés seulement. Une confiance de la part d'Unai Emery qu'il s'efforce de rendre : "Quand on me donne du temps de jeu, j'essaie de faire le maximum, comme je le dis à chaque fois". Des efforts récompensés puisque Trapp est bien l'actuel numéro 2 dans la hiérarchie des gardiens. 

Ce premier bilan après huit journées de Ligue 1 et deux de Ligue des Champions est plutôt positif même si certains éléments sont à améliorer. La question est de savoir si la multiplication des compétitions ainsi que la gestion de l'effectif saura tenir le choc. Les premiers signaux sont plus qu'encourageants.

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