Nommé en pompier de service après le départ de Xabi Alonso, Alvaro Arbeloa n'a jamais réussi à éteindre l'incendie. La défaite piteuse face à Getafe (0-1) a été la goutte d'eau qui a fait déborder un vase déjà plein de doutes et de frustrations. Les sifflets du Bernabéu, les "Florentino, démission !" qui ont résonné, ont scellé le sort d'un entraîneur qui n'a jamais fait l'unanimité. Son bilan est famélique, le jeu de son équipe indigent, et sa légitimité auprès du vestiaire est proche de zéro. Son départ n'est plus une question de "si", mais de "quand".
Le retour de la piste Allegri
Pour le remplacer, la direction madrilène, et Florentino Pérez en tête, a une idée bien précise. Lassé des paris sur des techniciens jeunes et sans grande expérience, le président du Real veut un nom, un CV, un homme à poigne capable de remettre de l'ordre dans la maison. Et selon les informations du Corriere dello Sport, le favori se nomme Massimiliano Allegri. Le profil de l'actuel entraîneur de l'AC Milan, où il réalise un travail remarquable, correspond en tout point au portrait-robot dressé par la direction merengue.
Cette piste n'est pas nouvelle. Il y a quelques années, le technicien italien avait déjà été contacté par le Real Madrid, mais avait finalement décliné l'offre pour rester fidèle à la Juventus. On dit souvent que le train ne passe qu'une fois. Pour Allegri, il semble se présenter une seconde fois. Reste à savoir si, cette fois, il montera à bord. Son bilan impressionnant à Milan, où il a su reconstruire une équipe compétitive, plaide en sa faveur.
Getty Images
Un homme d'expérience pour un vestiaire en crise
Le choix d'un entraîneur de la trempe d'Allegri serait un signal fort envoyé à un vestiaire qui semble avoir pris le pouvoir. L'échec Arbeloa a montré les limites d'une solution interne, sans grand charisme. Avec Allegri, le Real s'offrirait l'assurance d'un tacticien reconnu, d'un meneur d'hommes qui a fait ses preuves au plus haut niveau. Sa rigueur et son exigence sont exactement ce dont a besoin une équipe qui semble à la dérive.
La saison n'est pas encore terminée, et un titre en Liga ou en Ligue des Champions pourrait, sur un malentendu, sauver la tête d'Arbeloa. Mais l'hypothèse est mince. En coulisses, l'après se prépare déjà. Et il pourrait bien avoir l'accent italien.


