Le PSG dépendant de ses stars

Commentaires()
Getty
Paris a montré encore deux visages : l'un avec et l'autre sans Mbappé. Les deux stars parisiennes prouvent encore à quel point elles sont vitales.

A l’arrivée des journalistes à la Meinau le doute a subsisté quelques temps concernant le match, un épais brouillard ayant envahi le stade. C’est pourtant dans ces conditions de froid que le PSG est parvenu à ne pas retomber dans le piège tendu par les Strasbourgeois la saison dernière. A défaut de remporter une victoire, les hommes de Tuchel ont arraché le nul face à une équipe compliquée à percer.

C’est le second nul à quatre jours d’écart, à une semaine du match décisif à Belgrade et surtout, le match de samedi face à Montpellier est reporté, laissant les Parisiens près d’une semaine sans match officiel. Mais est-ce que ce nul est réellement inquiétant ? Pas pour le coach : "On ne peut pas attendre le même état d'esprit que contre Liverpool à chaque match. Tout le monde a attaqué et défendu ensemble. Ça peut toujours arriver de manquer un peu de chance, d'efficacité. Nous avons manqué de structure et de précision pour être décisif (…) Il n'y a pas de décompression", a-t-il relativisé en conférence de presse.

Il est clair que Paris a manqué d’efficacité. Sur la première période, le seul tir cadré provient de Draxler. Les hommes de Tuchel n’ont pas su trouver d’espaces pour frapper au but : "Franchement en première mi-temps, je ne sais pas à combien de pourcentages ils étaient de leur réel niveau mais en tout cas nous, on était bien en bloc. Ils jouaient très lentement. J’étais sur le banc et j’avais l’impression que l’équipe ne voulait pas se faire mal", analysait Adrien Thomasson.

Mbappé, le moteur de la seconde période

En seconde période, un joueur a changé le visage de cette équipe. Poussés par un Kylian Mbappé qui a su créer du danger dès sa première touche de balle, ils ont multiplié les tentatives et ont trouvé le cadre à quatre reprises. C’est surtout lui qui provoque le pénalty qui a permis au Rouge et Bleu de revenir avec un point. "On a joué contre une belle équipe", expliquait le Strasbourgeois, "surtout en deuxième mi-temps, c'était une autre équipe, avec Mbappé qui nous a fait mal. (...) Quand ils ont mis du rythme ça a été plus difficile, même si on a été bien compact et qu'on a essayé de sortir les ballons. C'est difficile contre ce genre d'équipes".

L'article continue ci-dessous

Edinson Cavani Pablo Martinez Strasbourg PSG Ligue 1 05122018

Sans Neymar et sans Mbappé en première période, le PSG a montré un visage plutôt terne, de dépendance à ses deux attaquants. Même Cavani, qui a pourtant transformé le penalty obtenu par le Français, n’a pas réussi à faire oublier le duo. Malgré tout cela, cette rencontre est un baromètre important pour l’ancien entraineur de Dortmund juste avant le déplacement en Serbie. "C'est un peu difficile de jouer tous les 3 jours, mais le coach fait bien tourner. On va arriver prêts au match de Belgrade, qui sera très important", assurait Marco Verratti.

Un double six Marquinhos-Verratti est clairement plus efficace que Rabiot-Verratti tandis que le Titi parisien a démontré de bonnes qualités d’adaptation et de lecture du jeu lorsqu’il a été replacé en défense centrale. Même si Thilo Kehrer monte en puissance, son troisième penalty concédé en Ligue 1 cette saison est un avertissement avant de peut-être affronter l’Etoile Rouge mercredi prochain. Tant de détails à rectifier pour la "finale de poules", telle que décrite par Thomas Tuchel.

Prochain article:
Torino-Juventus 0-1 - Libérée par Ronaldo, la Juve s'adjuge le Derby della Mole
Prochain article:
Real Madrid - Santiago Solari : "À un moment, tu dois souffrir"
Prochain article:
Barcelone - Xavi : "Lionel Messi cinquième du Balllon d'Or 2018 ? C'est injuste"
Prochain article:
Reims-Strasbourg 2-1 - Reims fait tomber Strasbourg
Prochain article:
Manchester United : Smalling rempile jusqu'en 2022
Fermer