Marie-Laure Delie France South Korea World Cup Women 2015

Le parcours des Bleues en Coupe du monde : entre frustration et espoirs

Ce vendredi, face à la Corée du Sud, les Bleues vont ouvrir la huitième édition de la Coupe du monde féminine qui se déroule pour la première fois en France. Pour l'instant, la compétition a très souvent été synonyme d'échec. La sélection tricolore a manqué quatre des sept tournois disputés jusque-là et a dû attendre 2011 pour enfin passer la phase de groupes. Néanmoins l'équipe a affiché de nets progrès au cours de la décennie 2010, de quoi inciter à l'optimisme ?

Féminines | Coupe du monde 2019 | Tactique, équipe-type, joueuses clés... Comment joue l'équipe de France ?


1991 (Chine) : pas qualifiées


Battue par la Suède en phase éliminatoire, la France ne décroche pas l'un des 11 tickets disponibles pour cette toute première Coupe du monde reconnue par la FIFA. Avant cette édition chinoise, il y a avait eu d'autres tournois internationaux mais qui n'avaient pas d'affiliation.


1995 (Suède) : pas qualifiées


Une nouvelle fois, les joueuses d'Aimé Mignot ratent le coche pour le Mondial en Suède. Pas assez expérimentées, les Bleues échouent une nouvelle fois en barrage face à l'Italie. Le manque de soutien de la FFF est parfois pointé du doigt pour expliquer cette nouvelle phase finale ratée.


1999 (États-Unis) : pas qualifiées


Jamais deux sans trois pour Marinette Pichon et ses coéquipières : les Bleues ne parviennent pas à accéder au tableau final après une nouvelle élimination rageante face à la Finlande. 


2003 (États-Unis) : 1er tour


De nouveau organisé au Pays de l'Oncle Sam, le tounoi peut enfin compter sur la présence de l'Équipe de France dirigée par Élisabeth Loisel. Le barrage a été victorieux face à l'Angleterre mais l'expérience va tourner court aux USA avec une élimination dès la phase de groupe. 

marinette pichonGetty Images

Néanmoins, les Bleues y remportent le premier succès de leur histoire, face à la Corée du Sud. De quoi donner du baume au coeur, avec des signes positifs pour la suite.


2007 (Chine) : pas qualifiées


Après trois qualifications de suite à l'Euro (1997, 2001, 2005) et le Mondial américain, la France retombe de nouveau dans ses travers et ne parvient pas à assurer sa présence en Chine. Revanchardes après 2003, les Anglaises les devancent dans leur groupe d'éliminatoires. L'ère Loisel s'achève avec un goût amer et Bruno Bini est appelé à la relève.  


2011 (Allemagne) : quatrièmes


Il aura fallu attendre la sixième édition de la Coupe du monde féminine pour voir les Bleues briller avec la manière en Allemagne. La génération Abily-Necib-Georges se sort d'un groupe délicat avec la présence du pays hôte et affronte l'Angleterre en quart de finale. Pour son premier match à élimination directe, la sélection française va passer par toutes les émotions et se qualifier aux tirs au but (1-1, 4-3 t.a.b.). 

Les joueuses de Bruno Bini commencent à y croire mais l'obstacle en demi-finale est de taille : les États-Unis, favorites de la compétition et bien plus habitués à ce type de rendez-vous. Les Bleues rendent les armes après un joli combat (1-3) et dans la foulée, échouent à décrocher la troisième place symbolique. Elles sont vaincues par la Suède lors de la petite finale (2-1)


2015 (Canada) : quarts de finaliste


Si les tirs au but auront souri aux Bleues en 2011 chez les voisines allemandes, le destin va être bien plus contrasté au Canada. Après une campagne de qualification sérieuse et appliquée, les filles de Philippe Bergeroo arrivent avec l'ambition de remporter le titre final. Leur phase de groupe leur permet de terminer en tête malgré une alerte face à la Colombie lors du deuxième match (défaite 0-2).

Marie-Laure Delie France South Korea World Cup Women 2015

Le huitième de finale face à la Corée du Sud est une formalité avec un succès net (3-0) mais la marche suivante est d'un tout autre niveau avec l'Allemagne, qui domine alors de la tête et des épaules le football européen féminin. Accrochée et haletante, cette rencontre se dispute donc aux penaltys avec la seule tentative ratée de Claire Lavogez, qui brise le rêve des Bleues. 

Un scénario agaçant qui démontre à quel point cette compétition n'a plus rien d'amateur et est bien réservée à l'élite du football mondial. Corinne Diacre et ses joueuses ont en bien conscience. 

Publicité
0