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Mexico Azteca StadionIMAGO

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Le match d'ouverture de la Coupe du monde est menacé : « Si aucune solution n'est trouvée, le ballon ne roulera pas. »

Selon le journal BILD, une bombe à retardement politique couve sous le match d’ouverture de la Coupe du monde entre le Mexique et l’Afrique du Sud. Ce qui devrait être une grande fête du football est aussi, pour de nombreux Mexicains, l’occasion idéale de faire mal au gouvernement.

Selon le média allemand, cinq dossiers chauds pourraient compromettre le coup d’envoi de la Coupe du monde, jeudi prochain. La principale menace émane de l’aile radicale du syndicat des enseignants mexicains : les manifestants ont pris pour cible le match d’ouverture. 

Ils réclament une hausse de salaire et ont déjà planté un camp de protestation dans la capitale. Plus tôt ce mois-ci, les affrontements avec la police ont dégénéré : des manifestants ont bloqué des autoroutes et incendié des statues géantes représentant la Coupe du monde. « Si aucune solution n’est trouvée, le ballon ne roulera pas », prévennent-ils. 

Par ailleurs, un contentieux judiciaire portant sur plusieurs milliers de billets pour les stades pourrait également perturber la rencontre inaugurale. Les propriétaires de loges de luxe et d’abonnements, qui bénéficient depuis les années 60 d’un accès gratuit au stade Azteca, contestent la FIFA, laquelle entend revendre ces places à des fins commerciales. Bien que la justice ait tranché en faveur des détenteurs historiques, la tension demeure palpable et des incidents violents sont redoutés si l’accès leur est refusé jeudi.

Le dossier des disparus pourrait aussi éclipser la rencontre : les familles des quelque 130 000 personnes portées disparues prévoient un rassemblement près de l’Azteca et distribuent de faux stickers Panini aux visages de leurs proches, pour attirer l’attention.

Par ailleurs, les troubles ne se limitent pas à la capitale : à Guadalajara et à Monterrey, agriculteurs et chauffeurs routiers envisagent de bloquer des axes routiers majeurs pour dénoncer, d’une part, la baisse des prix agricoles et, d’autre part, la recrudescence des attaques armées sur les routes, risquant ainsi d’isoler d’autres villes hôtes.

Enfin, des intempéries persistantes inondent plusieurs quartiers de Mexico, paralysent les routes, perturbent le métro et provoquent des coupures d’électricité, menaçant d’empêcher des dizaines de milliers de supporters d’atteindre les stades.

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