En recrutant Luis Campos en tant que « conseiller football », le PSG avait édifié une mission prioritaire : enfin réussir à se débarrasser des éternels indésirables qui pompent une masse salariale bien trop importante pour leur temps de jeu inexistant. Le Portugais s'y est plutôt bien attelé avec le départ de plusieurs joueurs dès cet été. Mais il reste encore du boulot. Et le PSG doit faire face à un problème très handicapant.
Le problème des prêts (in)disponibles
Malgré plusieurs opérations de « nettoyage » réussies, Luis Campos n'a parfois su trouver que des solutions temporaires. Certes, les Thilo Kehrer, Alphonse Areola, Idrissa Gueye, Ángel Di María et Rafinha sont partis vers d'autres horizons. Mais d'autres cas n'ont pu accoucher que de solutions temporaires : de nouveaux prêts en pagaille. Résultat : aujourd'hui, le PSG se retrouve dans une impasse.
Alors que l'objectif premier du PSG lors de ce mercato reste toujours l’élagage, le club parisien ne peut en réalité plus prêter de joueurs à l'étranger. Le règlement de la FIFA n'autorise en effet que 8 prêts de joueurs de plus de 21 ans en dehors du pays du club en question. Et ce solde est déjà atteint par le club de la capitale, plaçant le PSG dans une posture difficile.
Le marché français ou la vente forcée
GettyLes solutions trouvées lors de l'été ne sont donc pas suffisantes, la limite des 8 prêts à l'étranger étant déjà atteinte. Cette liste est composée de : Julian Draxler (Benfica), Abdou Diallo (Leipzig), Mauro Icardi (Galatasaray), Georginio Wijnaldum (AS Rome), Leandro Paredes (Juventus), Ander Herrera (Athletic Bilbao), Layvin Kurzawa (Fulham) et Junior Dina Edimbe (Eintracht Francfort). À part le dernier nommé, ils font tous partie des indésirables de longue date.
La marge de manœuvre du club parisien est donc très restreinte pour ce mercato hivernal puisqu'il n'existe plus que deux solutions : prêter uniquement sur le marché français (et donc, sans doute, renforcer un concurrent) ou forcer une vente (et donc, sans doute, brader ses joueurs). Dernière possibilité, plus compliquée encore : mettre un terme à l'un des prêts pour en forcer la vente. Autant dire que Luis Campos va encore avoir du travail d'ici au 31 janvier.


