Après plus de deux ans de combat acharné, Michel Platini a appris il y a quelques heures une nouvelle réconfortante. L'ancien président de l'UEFA a été blanchi dans le cadre de l'affaire du versement des deux millions de francs suisses. Celle qui lui a valu une suspension de plusieurs années de la part de la FIFA et du TAS. Néanmoins, "Platoche" doit encore attendre avant de pouvoir pousser le soupir du soulagement final.
Peu après que l'information a été divulguée, la confédération helvétique a fait savoir par le biais d'un porte-parole que la procédure visant l'ancien meneur des Bleus "n'était pas définitivement terminée". Il se peut que l'intéressé soit donc de nouveau inquiété "dans le cadre de son statut de personne amenée à témoigner, si l'on trouve des éléments".
Logiquement, Platini n'a pas l'intention d'en rester là. Celui qui briguait le poste du président de la FIFA avant qu'il ne soit suspendu compte tout faire pour blanchir son nom. Il a déjà fait savoir qu'il aviserait ses conseils et qu'il entreprendrait toutes les démarches nécessaires si jamais l'institution internationale ne reconnaissait pas l'avoir condamné à tort.
Platini (62 ans) s'est complètement retiré du monde de football depuis que l'affaire en question a éclaté. Il s'est aussi embrouillé avec Sepp Blatter, l'homme avec qui il a pourtant longtemps travaillé. Reclus dans sa maison en Suisse, le triple Ballon d'Or avait même refusé de répondre aux invitations pour les grandes compétitions internationales. Il s'était aussi fait très discret dans les médias, si l'on excepte la fois où il a évoqué une "magouille" mise en place par les organisateurs lors du Mondial 1998 à l'occasion d'une interview pour une radio française.
