Le commandant en chef de l’Unité mobile, Sander van der Hulle, s’est exprimé dans le journal De Telegraaf au sujet des troubles survenus dans plusieurs grandes villes à l’issue du match Canada - Maroc (0-3). De grands groupes de Marocains en liesse se sont notamment rendus coupables de conduite imprudente, de lancers de feux d’artifice et de provocations envers la police.
Van der Hulle justifie la relative retenue des forces de l’ordre face à ces débordements : « Nous choisissons avec soin le moment d’intervenir ou de ne pas intervenir. Pour des infractions relativement mineures, comme celles que vous décrivez, nous préférons parfois ne pas intervenir afin d’éviter que la situation ne dégénère. »
« Nous savons qu’une intervention dans le quartier ouest d’Amsterdam peut déclencher des violences, avec des vitres brisées et des voitures brûlées », souligne le commandant.
On lui fait remarquer qu’un policier a été hué sans relâche samedi, tandis que des fatbikes et des scooters filaient à toute vitesse. « Même si ce n’est pas normal, c’est malheureusement la réalité : dès qu’on fait respecter la loi, c’est la guerre. Aujourd’hui, alors que je roulais dans une voiture de police facilement identifiable, un homme avec un siège enfant sur son vélo a soudainement craché en plein sur ma voiture. Je l’ai bien sûr interpellé. »
Jeudi, le Maroc affrontera la France en quarts de finale de la Coupe du monde. Interrogé sur le dispositif prévu dans les grandes villes, Van der Hulle répond : « Globalement de la même manière, mais la décision finale reviendra au trio de coordination. »
La Haye a été particulièrement agitée samedi soir : 29 personnes ont été interpellées pour des infractions telles que des insultes, des troubles à l’ordre public ou le non-respect d’une injonction.


