Le Feyenoord est en pleine tourmente : le débat sur la composition de sa direction se fait de plus en plus vif. Dans le podcastAD Voetbal, Mikos Gouka, journaliste spécialiste du club, décrit des divisions grandissantes au sein du Kuip. Le possible arrivée de Robert Eenhoorn cristallise les tensions à tous les étages.
Pour Gouka, ce scénario évoque les précédents conflits internes du club : « Une sorte de guerre des tranchées, typique de Feyenoord, se met lentement en place, où chacun défend ses propres intérêts et veut avoir son mot à dire », déclare-t-il dans le podcast AD Voetbal.
Pourtant, le nom d’Eenhoorn est bien accueilli par le public, les sponsors, l’entourage du club et même une partie de la presse, qui le voient comme le candidat idéal, surtout s’il est associé à Max Huiberts.
Toutefois, Gouka assure que Huiberts ne viendra pas : « Il ne souhaite pas occuper le poste de directeur technique pendant un an, voire plus du tout. » Giovanni van Bronckhorst se présente donc comme le candidat principal pour cette fonction.
Dans le même temps, Eenhoorn reste en lice pour le poste de directeur général au Kuip. La clé du dossier réside désormais dans la position que adoptera le président du conseil de surveillance, Toon van Bodegom.
Gouka résume bien les tensions : « Van Bodegom osera-t-il l’écarter ? Ou lui proposera-t-il le poste, au risque d’entendre : “Vous êtes président du conseil de surveillance, on vous verra à la réunion, mais c’est nous qui mettrons en œuvre la politique ici.” »
Selon Gouka, Van Bodegom vise un troisième mandat, une situation peu habituelle au sein du club. Le groupe d’influence « Amis du Feyenoord » s’y oppose, mais ne dispose pas actuellement de la majorité au conseil de surveillance.
Gouka en conclut que l’essentiel est ailleurs : « L’important, c’est que Feyenoord recrute le meilleur directeur général et le meilleur directeur technique. Pas quelqu’un qui, par hasard, est bien vu dans un camp ou mal vu dans l’autre. »


