Après Antero Henrique sur Yahoo Sports lundi, c'est Véronique Rabiot qui a confirmé le départ du milieu de terrain du Paris Saint-Germain l'été prochain, au terme de son contrat. La mère d'Adrien Rabiot a accordé un long entretien à RTL. Extraits.
"C'est vrai que je m'exprime rarement. Je pense qu'il vaut mieux que je reste dans l'ombre la plupart du temps mais, alors que le président du club nous dit depuis toujours que le club est une grande famille - ce avec quoi je suis d'accord et j'ai toujours respecté les règles et le protocole, je n'ai jamais dénigré le club -, aujourd'hui, je suis attaquée par le club en la personne d'Antero Henrique et donc je m'autorise à sortir du silence pour répondre", a expliqué d'emblée Véronique Rabiot.
"Il faut revenir un peu en arrière. Lors du mercato d'été, j'avais signifié à monsieur Henrique, comme on doit le faire, que je voulais qu'Adrien soit mis sur la liste des transferts puisque Adrien voulait quitter le club et qu'on l'avait clairement dit. Je ne vois pas en quoi j'ai été déloyale. Le club n'a pas souhaité vendre Adrien. Il y a eu une proposition de Barcelone pendant le mercato. Le club a refusé, le club a totalement le droit de refuser, d'ailleurs ils nous répondent que la proposition a été faite la veille de la fermeture. Ils ont le droit de refuser de vendre le joueur mais on ne peut pas dire qu'ils n'étaient pas au courant, que j'ai été déloyale. Ensuite, effectivement, la situation devient très très compliquée puisque le joueur peut partir et que le club ne peut pas le laisser partir", a-t-elle expliqué, avant d'affirmer que la décision de quitter le club est "ferme et définitive parce que la situation aujourd'hui, comme tout le monde sait, s'est totalement dégradée".
Getty ImagesDéfendu par l'UNFP dans un communiqué, Adrien Rabiot essuye de nombreuses critiques au sujet de sa situation, le PSG étant son club formateur. Dans des propos accordés à Yahoo Sports, le président du Collectif Ultra Paris a résumé le sentiment animant les amoureux du club de la capitale. "On se sent trahis, dégoutés, parce qu’il a longtemps crié haut et fort son amour du club, et c’est aujourd’hui celui qui nous trahit le plus. Il est conscient de la situation club vis-à-vis du Fair Play Financier, des conséquences de son départ libre et il en a rien à faire (...) Il est égoïste. Il n’a pas les mêmes valeurs que nous, et on comprend aujourd’hui que ce n’est pas un vrai amoureux du club. Il ne mérite même plus de porter le maillot bleu et rouge. On dit que l’orgueil précède la chute…", avait-il expliqué.
Véronique Rabiot, de son côté, est satisfaite de voir le Syndicat des joueurs professionnels défendre son fils, tout en affirmant qu'elle n'a rien à voir avec la démarche. "On est jamais préparé à autant de violence parce que c'est très violent. Mais il est obligé de l'accpeter. C'est la seule façon pour lui d'être libre", a-t-elle tonné. "Je regrette que les supporters ne comprennent pas mais en même temps je ne leur en veux pas parce que je pense qu'ils n'ont pas les bonnes informations. Effectivement quand je regarde le match hier et que je vois la banderole 'Rabiot on n'a pas besoin de toi', je dis ils n'ont pas toujours dit ça. En début de saison, Adrien était le seul à jouer dans l'équipe quand les autres joueurs étaient encore en sélection (...) Adrien a toujours aimé le Paris Saint-Germain et ce n'est pas parce qu'il décide de partir et d'aller vivre une nouvelle aventure qu'il n'aime plus le Paris Saint-Germain".
"On dit toujours que la situation est compliquée avec nous. Je ne vois pas en quoi elle est compliquée : c'est très simple, Adrien veut partir, le club ne veut pas le laisser partir. Mais tout le monde le sait dans le monde du football que ce sont des pratiques qui ont lieu : le joueur ne joue plus pour qu'il signe sa prolongation. À l'époque Adrien avait 19 ans, il n'a pas résisté, il a signé une prolongation. Aujourd'hui il en a 23. Ce qu'il fait aujourd'hui, il achète sa liberté. Il achète sa liberté".
Enfin, Véronique Rabiot affirme qu'aucun engagement ne sera pris avant le 1er janvier, date permettant à un joueur de s'engager dans un autre club pour la saison prochaine. "Je vais vous dire, les rumeurs on a l'habitude dans le football, nous particulièrement, ça fait des années qu'il y a des rumeurs sur Adrien, sur moi. Il n'y a aucun accord avec aucun club à aucun moment. Je ne sais pas qui a lancé cette rumeur. Je pense que ça arrange peut-être certaines personnes de le croire. Moi j'ai toujours respecté les règles et les protocoles, tout le monde le sait. Nous n'avons le droit de parler avec aucun club avant le 1er janvier et je ne parlerai avec aucun club avant le 1er janvier".




