Comme chaque année depuis plusieurs saisons, les joueurs de Ligue 1 et de Ligue 2 ont joué avec un maillot au flocage arc-en-ciel le week-end dernier, action mise en place par la LFP dans le cadre de la journée mondiale de lutte contre l'homophobie.
Et cette saison encore, plusieurs joueurs ont refusé d'arborer ce maillot, préférant ne pas jouer, quitte même à porter préjudice à leurs clubs respectifs. Ce fut notamment le cas lors de Toulouse-Nantes, avec Mostefa Mohamed côté canari et trois toulousains.
La LFP n'entend pas lâcher l'affaire
Une situation qui a beaucoup fait parler. "756 joueurs (de L1 et L2) étaient présents sur les feuilles de matchs. On n’ignore pas que certains joueurs n’ont pas porté le maillot, a réagi Arnaud Rouger, directeur général de la ligue. Cette journée est une journée pour mettre en valeur une cause qui est importante pour nous. Ça reste une très petite minorité, on sait que c’est difficile et qu’on prend des coups."
Hors de question pour autant de remettre en question la tenue de l'action la saison prochaine : "À la LFP, nous sommes habitués à prendre des coups. On va continuer", poursuit Rouger.
"C’est le premier pilier de nos actions, avec la communication grand public via le football. Deuxième pilier, on a intégré dans les statuts de la Ligue, la lutte contre les discriminations, détaille-t-il. Ça permet de sanctionner. Et notre troisième pilier, c’est la formation. C’est un volet qui est beaucoup plus difficile. Il faut aller dans les clubs avec des associations partenaires. C’est une journée, on en a fait 28, mais c’est sans fin. Les joueurs se renouvellent, il faut les former sans cesse avec nos associations partenaires et des membres de la LFP."
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