Le conflit entre l'Ukraine et la Russie, de retour sur le devant de la scène depuis plusieurs semaines, pourrait entraîner la délocalisation de la finale de la Ligue des champions, programmée à Saint-Pétersbourg, le 28 mai prochain.
Des tensions de plus en plus vives
Lundi soir, le président russe Vladimir Poutine a annoncé reconnaître l'indépendance des zones contrôlées par les séparatistes pro-russes dans l'est de l'Ukraine.
Des annonces qui ravivent les tensions, alors qu'une intervention militaire dans la région est crainte depuis plusieurs semaines.
Dans la foulée, plusieurs gouvernements européens ont réagi en condamnant la position du président russe, avant de prendre des sanctions principalement économiques. Ces dernières pourraient également concerner le terrain du sport.
Londres et Wembley comme alternative ?
Ainsi, l'idée a déjà été émise de reprogrammer la finale de la plus belle des compétitions de football européen à Londres, dans le stade de Wembley.
Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a affirmé devant le Parlement qu'il n'y avait "aucune chance d'organiser des tournois de football dans une Russie qui envahit des pays souverains".
"Nous n'autoriserons pas le président Poutine à exploiter des événements sur la scène internationale pour légitimer son invasion illégale de l'Ukraine", a pour sa part écrit sur Twitter la secrétaire d'Etat aux Sports britannique, Nadine Dorries.
L'UEFA devra donc peut-être envisager de changer une nouvelle fois la ville hôte de cette finale, après qu'elle se soit tenue à Lisbonne puis Porto plutôt qu'Istanbul lors des deux dernières années, en raison de la pandémie de Covid-19.
