À la suite de la démission de Roberto Martinez de la tête des Diables Rouges, l'Union belge avait lancé un vaste plan de recrutement pour choisir son futur sélectionneur. Au bout de plusieurs mois de réflexion, le boardbelge s'est tourné vers Domenico Tedesco, écarté par Leipzig en septembre. Mais, alors que tout semble prêt pour une signature, l'officialisation se fait encore attendre. Si on vous révélait hier que l'entraîneur allemand doit encore entériner son contrat avec Leipzig, une nouvelle pierre semble s'être glissée dans la chaussure de la sélection belge : le limogeage d'André Breitenreuter à la tête d'Hoffenheim.
Une place à prendre à Hoffenheim
Ce lundi, le club allemand d'Hoffenheim a limogé son entraîneur André Breitenreuter suite à une série catastrophique de dix matchs sans victoire et une cinglante défaite 5-2 à Bochum qui précipite le TSG aux portes de la relégation. La tête de l'entraîneur allemand était mise à prix depuis un certain temps et la direction du club a déjà pu avancer dans ses recherches d'un successeur.
La presse sportive allemande plaçait depuis quelques temps Pellegrino Matarazzo, limogé par Stuttgart en octobre et ancien adjoint de Julian Nagelsmann à Hoffenheim, comme le candidat principal à la succession du coach allemand. Mais depuis quelques heures, une folle rumeur prend de l'ampleur : Domenico Tedesco ferait partie des candidats.
Le football allemand moderne est né à Hoffenheim
Alimenté financièrement par son richissime président Dietmar Hopp, créateur de la multinationale SAP, le club d'Hoffenheim se refuse toutefois à devenir un club dépensier qui cède à la panique. Hors de question pour ce petit club du Bade-Wurtemberg de faire une « Nottingham Forrest » en empilant les millions pour construire un projet sorti de nulle part. Depuis le rachat du club par Hopp en 1990, Hoffenheim s'est construit sur un projet footballistique de fond qui s'étend des équipes de jeunes à l'équipe première : une philosophie de jeu concrète, un football attractif, une optimisation des datas et des jeunes talents, un pressing de tout instant.
Ce n'est pas pour rien que Julian Nagelsmann y est devenu le plus jeune entraîneur de l'histoire de la Bundesliga ni que de nombreux membres (joueurs comme staff) du projet Red Bull soient passés par Hoffenheim lors de leur formation. Ralf Rangnick, l'homme qui a inspiré Jürgen Klopp et Thomas Tuchel puis façonné le projet Red Bull à Salzburg et Leipzig, y a d'ailleurs développé ses principes pendant 4 ans.
Domenico Tedesco, l'enfant d'Hoffenheim
C'est dans cette optique que le club recherche, comme critère principal de recrutement, des entraîneurs passés par le club lors de leur formation, souvent dans les équipes de jeunes. La seule exception récente a été André Breitenreuter et l'opération fut un fiasco. Pour relancer le club vers ses standards habituels (6-9ème place), la direction cherche donc spécifiquement des anciens du club : c'est le cas de Matarazzo (ancien coach des U17 et adjoint de Nagelsmann) et de Tedesco (ex-entraîneur des U17 et U19).
Cette proximité entre Hoffenheim et Domenico Tedesco pourrait peser lourd dans la balance : l'entraîneur apprécie toujours le club et n'a jamais caché qu'il aurait aimé prendre le relais de Nagelsmann. Si le retard de l'officialisation de l'entraîneur allemand à la tête de l'équipe nationale belge est le résultat de différents facteurs, l'intérêt du club d'Hoffenheim pourrait être une desraisons de plus à ce stand by. La piste est d'ailleurs tellement sérieuse que l'Union belge aurait réouvert ses dossiers pour trouver un remplaçant à Tedesco. Les prochains jours s'annoncent cruciaux.


