Messi Mbappé Argentina France World Cup 2022Getty Images

"L'Argentine mérite sa victoire contre la France" - Gourcuff très clair

Les semaines passent, mais la finale du Mondial reste dans les rétines. Près de trois mois après ce match épique, de nombreux observateurs sont amers après le sacre de l'Argentine. Ce n'est pas le cas de Christian Gourcuff.


Gourcuff déplore "un manque d'analyse" après France-Argentine



Dans un entretien accordé à Foot365, le technicien français a estimé qu'il fallait analyser ce match en se détachant de l'aspect émotionnel. Pour lui, l'Argentine mérite amplement sa victoire.



"Il y a une présence obsessionnelle du résultat, a-t-il lancé. Il n’y a plus d’analyse du jeu. Il y a des aberrations. Un entraîneur qui gagne deux matchs est porté aux nues et dès qu’il en perd deux, il est tout de suite en danger. Cette immédiateté, visible dans la société, nuit au travail de l’entraîneur : la construction d’un collectif. Un travail qui est axé sur le temps".


"Prenons par exemple l’analyse – ou le manque d’analyse – de la finale de la Coupe du monde, a continué Gourcuff. Moi, j’ai vu le match en différé pour me détacher un peu de l’aspect émotionnel. Quand on regarde la finale, on s’aperçoit que pendant 80 minutes, l’Argentine est nettement supérieure à la France. Et puis à un moment donné, ça bascule, en deux minutes. Ensuite, il y a les prolongations où l'équipe de France peut gagner. Mais dans le traitement médiatique et l’opinion globale, on ne retient que l’aspect du résultat, où la France aurait pu gagner. Alors que sur le match, pendant 80 minutes, l’Argentine est largement supérieure et mérite tout à fait sa victoire. Ce n’est pas nier le résultat puisqu’il faut reconnaître que l’équipe de France aurait pu gagner, mais cette analyse globale de la rencontre, on ne la voit plus. Bon, il y a Michel Platini qui l’a exprimé il y a quelques jours donc ça m’a fait plaisir parce que si on le dit, on a l’impression d’être anti-français, alors que c’est simplement une question de justesse dans l’analyse. On ne regarde les choses que par le prisme du résultat", a conclu le Breton.

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