Téji Savanier butGetty Images

JO 2020, Gignac dithyrambique : "Savanier, c’est Zidane"

La France attendait ça depuis 1996. Depuis les Jeux Olympiques d’Atlanta, aucune sélection Espoirs n’avait réussi la performance de se qualifier pour le tournoi olympique. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir eu des générations talentueuses à travers cette période.

Après vingt-cinq ans d’attente, la France sera bien représentée à Tokyo grâce à la performance des hommes de Sylvain Ripoll lors de l’Euro 2019. Pourtant, le caractère historique de cette qualification et de cette présence pour les Jeux Olympiques n’ont pas poussé les clubs à libérer leurs joueurs.

Le sélectionneur a eu toutes les peines du monde à faire sa liste de 18, au point de devoir appeler des joueurs qui n’étaient à la base même pas dans la pré-sélection. C’est le cas de Téji Savanier, le milieu de Montpellier.

A 29 ans, l’ancien Nîmois découvre les joies de l’équipe de France pour la première fois et fait partie avec Florian Thauvin et André-Pierre Gignac des trois joueurs de plus de 23 ans autorisés à faire partie de la sélection. Une belle récompense pour celui qui s’est imposé comme l’un des meilleurs passeurs de Ligue 1 ces dernières années.

Agé mais inexpérimenté au haut niveau par rapport à certains de ses cadets présents dans le groupe olympique, Savanier a rapidement mis tout le monde d’accord notamment lors de l’unique match de préparation contre la Corée du Sud. Rampe de lancement de jeu français, Savanier aura un rôle crucial pendant tout le tournoi.

"Téji (Savanier) sait parfaitement gérer temps faibles et temps forts. Après être sortis contre la Corée (lors du seul match de préparation des Bleus, vendredi dernier, ndlr), on regardait avec Flo (Thauvin) ses transversales, sa qualité de passe incroyable, explique André-Pierre Gignac dans L’Equipe. Sans mentir, c'est Zizou. C'est un truc de fou, pied droit, pied gauche."

Si c’est bien le buteur de Monterrey qui aura le numéro 10 dans le dos ainsi que le brassard de capitaine, Téji Savanier sera à coup sûr la pièce centrale du système de Ripoll et ce dès jeudi contre le Mexique.

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