Marco Da Silva (NK Krsko)

"Je suis bien revenu" - Marco Da Silva, le second souffle slovène

Il a fallu rebondir. Se remettre au travail. Garder le moral malgré les coups durs. Et aujourd'hui, Marco Da Silva (26 ans) retrouve le sourire à Krsko, en Slovénie, où il a signé en janvier dernier. Un nouveau départ pour l'ancien joueur de Valenciennes, apparu à 23 reprises en Ligue 1, dont la carrière a connu un coup d'arrêt en juillet 2014 en raison d'une rupture des ligaments croisés. "J'ai dû être patient.C'était long, reconnaît le Franco-portugais pour Goal. Mais physiquement, je suis bien revenu et maintenant tout va bien."

Dans un championnat qui a révélé Robert Beric (ASSE), Jan Repas (Caen), Jan Oblak (Atletico de Madrid) ou encore Samir Handanovic (Inter Milan), Marco Da Silva s'affirme comme un joueur important en Slovénie, même si son équipe n'a remporté qu'un seul de ses huit premiers matchs cette saison (quatre nuls, trois défaites). "Avant de signer, j'avais vraiment l'objectif de retrouver une D1, explique-t-il. Ici, tous les matchs sont diffusés, ça m'offre une vitrine. Il y a deux ou trois équipes, dont Maribor et Ljubljana, qui sont au-dessus, et ça fait de belles oppositions." Justement, le week-end dernier, c'est face à Maribor que son équipe s'est inclinée (0-2), quelques mois après avoir empoché la première victoire de l'histoire du club contre cette même formation. Un moment historique pour Krsko, qui aurait pu perdre son "Frenchie" sans la volonté du joueur de rester cet été.

"Montrer à tout le monde que je suis de retour"

"Il y a eu des contacts. Des clubs croates, autrichiens, belges et français se sont renseignés, mais j'ai préféré la continuité pour enchaîner les matchs et montrer à tout le monde que je suis de retour", confie le milieu défensif qui se démarque chaque week-end par sa touche technique. "En Slovénie, il y a beaucoup de jeunes joueurs, Il y a beaucoup de duels, ça va au charbon. Souvent, on n'a pas trop d'espaces pour jouer, mais il faut jouer quand même et ça se passe plutôt bien pour moi", reconnaît-il, humblement. Car malgré sa position souvent basse sur le terrain, Marco Da Silva sait se montrer décisif. Il a même marqué la moitié des buts de son équipe cette saison. Tous sur coups de pied arrêtés. 

Et c'est avec l'esprit collectif qu'il commente cette statistique. "En même temps, on n'a mis que quatre buts en huit matches, rappelle-t-il. Pour moi, en termes d'efficacité, c'est une bonne chose. Mais je veux aider l'équipe à faire mieux. L'objectif qu'on s'est fixé, c'est de se rapprocher de la 4/5e place pour essayer d'accrocher l'Europe, ou aller loin en Coupe. Et pour le moment, on n'est pas dans les clous." Des objectifs élevés qui en disent long sur sa volonté de faire mieux. Tout le temps. Et pour la suite ? "On verra. Le fait d'être à l'étranger me permet de vivre de belles choses. On apprend de ces expériences, sur les joueurs, les gens, le jeu. Moi ça m'intéresse beaucoup parce que derrière, j'ai envie d'être coach et je fais attention à tous les styles de jeu, à tous ces détails qui ont leur importance." Un autre défi qu'il aura tout le temps de relever une fois sa carrière de footballeur terminée. Et ce n'est pas pour tout de suite.

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