Samedi dernier, à la suite de la victoire en finale de la Ligue des Champions, Cristiano Ronaldo avait laissé sous-entendre qu'il ne rejouerait plus avec le Real Madrid. Ses propos avaient jeté le trouble et ont surtout beaucoup inquiété les fans de l'équipe madrilène. Mais, il se dit aussi que ce n'était qu'un énième coup de bluff de sa part pour obtenir une revalorisation de contrat. Et son rétropédalage du lendemain tend à conforter cette thèse.
En Espagne, chez les observateurs et aussi auprès des instances dirigeantes, ils sont aussi beaucoup à ne pas croire à un départ de CR7. C'est le cas, entre autres, de Javier Tebas, le sulfureux président de la Ligue. "J'ai entendu tellement de fois qu'il allait partir, rester, négocier... Je crois qu'il sera au Real Madrid la saison prochaine", a-t-il déclaré à l'occasion d'un colloque.
Tebas voit donc le quintuple Ballon d'Or poursuivre son aventure du côté de Santiago Bernabeu. Et pour lui, même si le Portugais venait effectivement à faire ses valises, ça ne serait pas une catastrophe industrielle pour la Liga. "Le départ de Cristiano Ronado m'aurait plus préoccupé il y a cinq ans. Maintenant, nous avons travaillé la marque", a-t-il lâché. Tout en tenant ses propos, il a quand même admis que l'ancien mancunien restait "la bannière de la Liga".
Il rêve d'une Liga avec Neymar et Ronaldo
Lucide par rapport à ses intérêts et ceux de son championnat, le président de la Ligue espère quand même que les meilleures stars puissent continuer à évoluer en Espagne. Et, d'un autre côté, il table également sur l'arrivée d'autres vedettes, comme par exemple Neymar. "Je ne me souviens même pas quand est-ce qu'il y a eu le dernier Ballon d'Or remporté par un joueur de Premier League ? Ils ont longtemps dominé, et maintenant c'est à nous de le faire. Cristiano est irremplaçable, et avec Neymar la Liga y gagnerait beaucoup si Cristiano est là aussi".
Enfin, Tebas a conclu son intervention en mettant en garde les clubs contre le danger que représenteraient de nouvelles compétitions pour les clubs ou pour les sélections. Pour lui, il est surtout nécessaire de prendre soin des produits qui sont déjà en place. "Nous sommes en train de créer des compétitions pour les joueurs. Au lieu de sept Ferrari, ils en auront huit", a conclu le dirigeant espagnol.


