Zlatan Ibrahimovic SwedenGetty Images

Italie-Suède : Bonucci-Barzagli-Chiellini, la BBC, test ultime pour Ibrahimovic

Il le sait, il est attendu. Après sa saison record au PSG ponctuée de 50 buts en 51 matches, et malgré l'élimination en quart de finale de Ligue des champions face à Manchester City, le grand suédois demeure toujours le référent de sa sélection et va faire face à un défi plus personnel que collectif sur les terrains de l'Hexagone. 

S'il est inconcevable d'aborder la Suède sans mentionner le nom de Zlatan Ibrahimovic, la raison la plus simple, au-delà de son grand charisme et sa technique supérieure, est sa production offensive  : 62 buts en 113 sélection avec la Suède. La répercussion d'Ibra est proportionnelle à son immense égo et sa réputation avérée de joueur décisif face à une adversité mineure est sans doute le plus grand écueil de sa riche carrière. 

Ibra face à son destin

Hélas ou heureusement pour lui, et même engluée dans une crise générationelle sans précédent, l'Italie n'est pas l'Irlande qu'Ibra a affronté lundi dernier au Stade de France. Composée d'une défense de premier ordre à forte consonance turinoise - Bonucci, Barzagli, Chiellini - l'arrière-garde de la Nazionale est l'une des uniques certitudes à disposition d'Antonio Conte alors que sa sélection, comme souvent dans son histoire, n'est que peu considérée.

Derrière le trio de l'axe central se trouve l'un des meilleurs gardiens de la saison, sa place dans l'histoire ne prêtant plus à débat, un homme qui refuse de céder sa place dans l'élite du football mondial : Gianluigi Buffon. Lundi dernier au Parc OL, opposée à une équipe au potentiel offensif infini et auto-suffisant, l'Italie a plié sans rompre et a laissé Kevin de Bruyne, Eden Hazard et consorts face à leurs illusions. À cet égard, le match entre l'Italie et la Suède fait figure de véritable mètre-étalon pour Ibrahimovic. Sur le papier, la défense centrale de l'Italie est ce qui se fait de mieux dans le tournoi à un degré presque similaire à ce que peuvent montrer Sergio Ramos et Gerard Piqué sous le maillot de l'Espagne. 

Ibrahimovic n'a que trop rarement scintillé lors des moments de vérité comme l'illustre son passé en Ligue des champions. Le suédois est conscient que les regards seront focalisé dans sa direction. Une confrontation opportune afin de se muer en héros et confirmer sa plénitude footballistique ? Le peuple suédois n'espère que ça.

Publicité
0