Sur une voie de garage à Marseille depuis près d'un an, Arkadiusz Milik a trouvé une échappatoire en rejoignant, cet été, la Juventus sous la forme d'un prêt avec option d'achat. Épargné par les blessures cette saison, il a progressivement gagné en temps de jeu et en importance dans le noyau de la Vieille Dameau point d'en devenir un pion essentiel. Mais la belle histoire pourrait rapidement prendre fin. En cause, la sanction qui vient de s'abattre sur le club turinois.
Une sanction sportive qui pourrait changer beaucoup de choses
Pour rappel, la Juventus a écopé hier soir d'une pénalité de 15 points en Serie A en raison d'irrégularités financières. En conséquence, la Vieille Damese voit rétrogradée à la 10ème place du classement, à 12 points des premières places européennes. Un problème qui en entraîne un autre : en raison de cette sanction sportive, le club turinois pourrait rater l'Europe la saison prochaine.
On appelle cela l'effet papillon, quand une petite action entame une série de causes-conséquences amenant à des problèmes plus importants. En cas de non-qualification, il serait en effet difficile pour la Juventus de conserver certains joueurs pour la saison prochaine. Arkadiusz Milik, prêté par l'OM avec option d'achat, est l'un de ces joueurs. Le buteur polonais reviendrait donc à Marseille plus tôt que prévu.
Des magouilles dans les transferts qui coûtent cher
Acquittée le 22 mai, la Juventus a été renvoyée ce vendredi 20 janvier devant la Cour italienne à la suite de nouvelles révélations au sein de l'enquête Prisma. Lors de ce nouveau procès, le club turinois et ses dirigeants ont été déclarés coupables de plusieurs violations financières concernant plusieurs transferts. Le fameux échange conclu avec le Barca entre Arthur (vers l'Italie) et Miralem Pjanic (en direction de l'Espagne) fait partie de ces magouilles.
Sur l'ensemble du dossier, ce sont près de 90M qui auraient été économisés frauduleusement par la Juventus pour simuler une stabilité de la valeur du club sur le marché boursier. C'est d'ailleurs parce que ces irrégularités ont été pointées du doigt que le conseil d'administration du club (dont Andrea Agnelli et Pavel Nedved) avait démissionné. Mais cela n'a pas suffi à calmer la justice italienne qui les a poursuivi en plus du club.




