Vous allez disputer les deux derniers matchs du mois de la saison. Y a-t-il une forme de lassitude ?
La saison a été longue pour tout le monde, on rentre dans la période des vacances pour tous les joueurs sauf les internationaux. Avec l'expérience, il ne faut jamais prendre les équipes de haut, surtout à ce niveau-là.
Dans votre esprit avez-vous l’impression d’être installé en équipe de France ?
L'objectif individuel est de s'installer en équipe de France. On a cette complicité avec Dayot (Upamecano) car on a joué quatre ans ensemble, on a des automatismes. Mais ce n'est pas une fin en soi, il y a des joueurs exceptionnels à notre poste. Il va falloir continuer à travailler.
Vous évoluez à un poste où il y a une énorme concurrence en équipe de France. Comment le vivez-vous ?
C'est une concurrence saine. Il y a l'aspect humain, tous mes concurrents sont des amis en dehors du terrain. Tout le monde veut cette place mais on s'entend super bien en dehors. Sur le terrain, c'est la guerre, mais c'est positif pour l'équipe de France.
Il y a un an vous arriviez en équipe de France pour le rassemblement de juin. Quel regard portez-vous sur votre évolution en Bleu ?
Je suis un joueur différent après ce qu'on a vécu avec l'équipe de France à la Coupe du monde. Je suis ressorti avec plus de confiance, plus grand et plus fort. Il y a un an, on était à Split en Croatie, et c'est drôle car j'étais en vacances. Mais tout a changé.
Votre relation avec Dayot Upamecano s’étire en dehors du terrain où vous êtes des amis proches. Comment s’est créée cette relation ?
La relation s'est créée il y a six ans. Je devais signer à Leipzig et c'est la première personne que j'ai eu au téléphone, il m'a convaincu de venir. Là-bas, c'était un des francophones donc j'étais tout le temps avec lui. Sur le terrain, on a passé beaucoup de moments et de matchs ensemble, c'est pour cela qu'on a une amitié qui est forte.
En quoi est-ce compliqué de défendre sur Randal Kolo Muani ?
C'est un attaquant vraiment dur à défendre. Il est grand, technique, il va super vite. Il a un volume d'intensité et d'endurance très très élevé. C'est quelque chose qui nous casse les pieds aux défenseurs, il est toujours dans nos pattes. Il a toutes les qualités pour devenir un très grand joueur.
Ces derniers jours, le nom de Julian Nagelsmann revient dans l’actualité comme potentiel futur coach du PSG. Que retenez-vous de cet entraîneur que vous avez connu à Leipzig ?
C'est un très bon coach avec d'énormes qualités. Il a emmagasiné beaucoup d'expérience au Bayern. Si le PSG est son choix et qu'il est le choix du PSG, je leur souhaite tout le meilleur du monde.
Quelle est la marge de progression de votre duo avec Dayot Upamecano ?
On a beaucoup de choses à améliorer ensemble. On ne joue pas ensemble au quotidien, on n'a pas nos automatismes qu'on avait à Leipzig. On doit progresser sur beaucoup de points individuellement.
Vous sentez-vous installé dans cette équipe de France ?
Je n'ai aucune garantie, je ne me sens pas comme un titulaire, je me mets en tête que je vais devoir prouver à chaque fois que je viens ici. Le jour où ça sera le cas, j’aurais atteint un objectif.
Comment expliquez-vous que chaque faits et gestes de Kylian Mbappé vampirise autant l’attention ?
C'est vous qui parlez de lui, il ne fait rien lui ! Il répond. Il faut voir le joueur que c'est. Après, tout le monde parle, ça fait le buzz, ça fait la Une... C'est plus vous qui décidez. Il n'a pas changé, c'est toujours le même, il est pareil en dehors, il taquine. Je ne vois pas de changement dans son comportement.
Il effectue son deuxième rassemblement en tant que capitaine de l’équipe de France. Quel bilan feriez-vous jusque-là ?
On ne va jamais oublier ce qu'a fait Lloris en équipe de France. Ça a été un capitaine exceptionnel. Mbappé vient de commencer, il faut lui donner du temps. Mais je suis sûr que ça va être un très bon capitaine pour la nation.
Vous avez joué avec Christopher Nkunku. Quel regard portez-vous sur sa progression depuis son départ du PSG ?
Ça m'a étonné. Je lui ai dit d'ailleurs. Son physique a changé, il est devenu plus costaud. Après, il a vécu des choses qui l'ont touché au PSG, il est arrivé à Leipzig avec un état d'esprit revanchard et travailleur. Il va devenir encore meilleur aujourd’hui.
