Halte au Benzema-bashing, ses chiffres ne sont pas si mauvais que cela

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Getty Images
Les chiffres ne mentent pas, Karim Benzema, bien que critiqué, fait mieux que plusieurs pointures en Liga.

Après une série de mauvaises performances qui a atteint son summum lors de la défaite en Ligue des champions à Moscou face au CSKA, la presse espagnole est tombée à bras raccourcis sur Karim Benzema, symbole de l'innocuité offensive du Real depuis l'entame de la saison.

Les chiffres plus cléments avec Benzema

Le Français était censé prendre une nouvelle dimension depuis le départ de Cristiano Ronaldo à la Juventus Turin l'été dernier, mais peine à marquer dans une équipe qui a du mal à convertir ses opportunitées et du coup, les prestations en demi-teinte de l'ancien lyonnais se voient davantage avec un effet de contraste.

Pourtant, Benzema n'a pas à rougir de ses chiffres depuis le début de l'exercice. Ironiquement, cette saison n’est même pas la moins fructueuse de Karim Benzema depuis son arrivée au Real Madrid. Effectivement, avec cinq buts en dix matches et une moyenne d'un but toutes les 168 minutes de jeu, le buteur madrilène reste au-dessus de ses chiffres habituels pour ses neuf saisons au Real Madrid avec 0,46 buts par match (il était à 192 buts en 412 matchs jusqu'au début de cette saison).

benzema ps

Et surtout, Benzema est loin d'être le pire attaquant oeuvrant en Espagne actuellement. C'est même plutôt le contraire. En effet, parmi les attaquants représentant les trois derniers champions d'Espagne, Benzema est le meilleur. Antoine Griezmann n'a inscrit que 4 buts, tandis que Diego Costa et Luis Suárez en ont mis trois chacun. Tous avec le même nombre de matches que Benzema lui-même (10).

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Pas assez tueur, souvent très tué

Pourquoi Benzegol est-il autant tancé ? Sans doute à cause du contexte, avec des coéquipiers marquant très peu autour de lui, alors qu'il évolue dans un trio frappé d'un grand manque d'inspiration après des débuts enthousiasmants, on parle bien entendu de la fameuse BBA (Benzema-Bale,Asensio). Il ne faut pas non plus oublier la surexposition du fait de jouer dans l'un des plus grands clubs du monde, un club par ailleurs fragilisé par le départ de son buteur le plus prolifique. 

Sans parler des antécédents de Benzema, reconnu comme un excellent mediapunta (pas vraiment neuf, mais pas tout à fait dix), mais pas comme Goleador acharné. Voué à la critique, destiné au couteau sacrificiel des éditorialistes, Benzema ne présente jamais de bilan trop honteux, mais n'ôte pas non plus totalement le flanc à la critique, notamment à cause de son style nonchalant pouvant être perçu comme du dilettantisme et à l'opposé de la fameuse "grinta" portée aux nues, comme si la viabilité d'un buteur se mesurait à son attitude et non à sa capacité à, justement, marquer des buts.

L'avantage d'être buteur, c'est qu'il suffit d'altérer le tableau de marque pour altérer la perception des gens, allant des profanes jusqu'aux professionnels, en pasant par les consultants, chamarrés et charlatans. Benzema sait ce qui lui reste à faire. Car après tout, le propre d'un attaquant, c'est de savoir saisir les occasions et de prendre tout le monde à contrepied. 

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