Giorgio Chiellini est décidément incorrigible. Le défenseur central italien a affirmé qu'il avait jeté une "malédiction" sur Bukayo Saka avant le penalty décisif du jeune Anglais lors de la finale de l'Euro 2020 dimanche.
Saka a vu son tir au but sauvé par Gianluigi Donnarumma, offrant à l'Italie le titre européen après que les deux équipes ont fait match nul 1-1 en 120 minutes.
Juste avant que Saka ne tire, Chiellini a crié « Kiricocho! », un mot utilisé par les footballeurs depuis des décennies pour porter malheur à leurs adversaires.
Répondant à une question d'ESPN, Chiellini a répondu en italien : "Bonjour Christian, je confirme tout ! Kiricocho !"
Qu'est-ce que la malédiction Kiricocho ?
Juan Carlos 'Kiricocho', ou Quiricocho selon certaines versions de l'histoire, était un supporter inconditionnel du club argentin d’Estudiantes de la Plata dans les années 1980.
Le fan a même assisté à certaines des séances d'entraînement du club, mais l’entraîneur du club, Carlos Bilardo, a commencé à remarquer que ses joueurs semblaient mystérieusement se blesser chaque fois que Kiricocho était présent.
Bilardo, comme le dit la légende, a dit à Kiricocho d'assister à des séances d'entraînement des rivaux d'Estudiantes, dans l'espoir d'utiliser ses pouvoirs pour l'aider plutôt que de lui faire mal.
"Kiricocho était un enfant de La Plata qui était toujours avec nous, et depuis cette année-là où nous avons été champions [en 1982], nous l'avons adopté comme mascotte", a déclaré Bilardo.
"C'était un bon garçon mais je ne l'ai plus revu. La dernière fois que j'ai entraîné Estudiantes [en 2003-04], j'ai demandé de ses nouvelles mais personne ne savait ce qu’il était devenu."
La légende de Kiricocho s'est depuis répandue dans le monde du football, les joueurs utilisant désormais systématiquement le mot lorsqu'ils veulent jeter une malédiction sur leurs adversaires. Avec comme point culminant, ce fameux tir au but raté de Saka et un Chiellini explosant de joie pour soulever le trophée de l’Euro 2020.
