Lors de la saison 2015-2016, le Gazélec d'Ajaccio évoluait en Ligue 1 et était entraîné par Thierry Laurey. Mais depuis son unique saison dans l'élite, le club ajaccien ne cesse de dégringoler. En 2019, le club a été relégué en National 1 puis en National 2 la saison suivante. Cette relégation sportive s'accompagne d'une relégation administrative en National 3, prononcée par la DNCG.
Ce samedi, Corse-Matin, le quotidien de l'île de Beauté, nous apprend que le Gazélec est tout proche du dépôt de bilan.
« Un dépôt de bilan inéluctable », a annoncé Me Franck De Vita, l'avocat du club. Cela fait suite aux démissions du président Mathieu Messina ainsi que des actionnaires Antony Perrino et Pierre Anchetti.
Ces départs sont motivés par l'actualité judiciaire autour du club. Le 19 octobre, cinq personnes, des anciens et actuels dirigeants du club, ont été placées en garde à vue dans le cadre d'une enquête préliminaire portant sur des soupçons d'abus de biens sociaux et de travail dissimulé entre le 1er janvier 2018 et le 30 juin 2021.
Les cinq personnes sont toutes ressorties libres le 19 octobre mais les comptes bancaires du Gazélec, de sa société commerciale et de son association de loi 1901 ont été bloqués par la justice ce qui représente une somme avoisinant les 200 000 euros.
Selon Corse-Matin, les gardes à vue ainsi que le blocage des comptes pourraient intervenir dans le cadre du volet financier de l'enquête sur les activités de la bande criminelle dite du Petit Bar, pilotée par les Juridictions interrégionales spécialisées (JIRS).
« Cette situation choquante qui engendre une cessation de paiements immédiate, est un désastre pour le club et tout son environnement. […] Face à la violence de cette action de la justice, incompréhensible à ce stade des investigations, le club se retrouve dans l'obligation légale de déposer le bilan », a déclaré Me De Vita.
Le Gazélec d'Ajaccio compte 30 salariés, 20 éducateurs et 400 licenciés.
