Quelques semaines après la fin de la Coupe du monde au Qatar et la retraite internationale de Karim Benzema, tout le vrai du faux n'a pas encore été démêlé dans cette histoire. Karim Benzema est resté muet mais a selon toute vraisemblance mal digéré son exfiltration à un jour de début de la compétition en raison d'une blessure qui ne l'a pas écarté des terrains durant toute la compétition. Au micro de RMC Sport, Daniel Riolo est revenu sur les coulisses du départ de Karim Benzema et a critiqué la gestion de la blessure de l'attaquant du Real Madrid.
"Benzema aurait pu être sur le banc pour les huitièmes"
"Karim Benzema est allé à Aspetar (centre médical réputé à Doha, ndlr), on l’a très mal géré. Samir Nasri (qui a critiqué la gestion du cas Benzema par le staff) a eu raison dans ce qu’il a dit. On lui a demandé de forcer un peu à l’entraînement alors que lui ne voulait pas, toujours dans sa réflexion de ‘je sais gérer mon corps’. Il a forcé plus que ce qu’il aurait dû et il s’est de nouveau blessé. Les clichés qui ont circulé sur les réseaux sociaux, je les ai fait analyser par des médecins du sport", a analysé Daniel Riolo.
"On m’a dit que c’était une forme de rechute et que le faire jouer en huitièmes de finale, c’est une prise de risque mais qu’il aurait pu être sur le banc et même entrer en cas d’extrême nécessité. Mais en quart de finale, il aurait été totalement opérationnel. La politique du ‘il faut être prêt dès le premier match’, ça correspond à quoi? Quel autre pays dans le monde se prive d’un joueur de la qualité de Benzema ou d’un Ballon d’or parce qu’il faut être prêt dès le match contre l’Australie? Di Maria a joué le début de la Coupe du monde, puis on l’a pas vu. Et juste sur la finale, juste sur un match, il a été l’homme du match", a ajouté l'éditorialiste RMC.
"Benzema méritait plus de respect"
Daniel Riolo est revenu sur la façon dont Karim Benzema a été exfiltré du groupe France : "Quand ils sortent Benzema et que le médecin de l’équipe de France dit: ‘c’est bon, t’es blessé, tu t’en vas’ et qu’on lui prend un avion à 6h du mat… C’est bizarre la façon dont on dit à un mec qu’on rappelle en équipe de France: ‘tu pars dans la nuit’. Il est parti, d’où son silence dans les semaines qui ont suivi. La France va en finale et avec l’émotion suscitée par la performance, on l’oublie"."Il y a néanmoins une vérité qu’il faut raconter: Benzema méritait un peu plus de respect et celui qui dit ça (il parle de lui-même) n’est quand même pas le plus grand des avocats de Benzema. J’ai toujours reconnu ses qualités sportives indiscutables sans être son grand défenseur. Je veux être objectif et objectivement, on l’a pris pour un con, on l’a jeté dehors", a ajouté le consultant RMC.
Enfin, Daniel Riolo a lâché une bombe sur le fait que certains cadres n'étaient pas mécontents de voir Karim Benzema partir : "Il y avait certaines tensions. Oui, le mardi qui a suivi son départ, certains joueurs de l’équipe de France n’étaient pas mécontents de le voir partir: Griezmann, Lloris, Giroud. Mbappé, ça ne lui faisait ni chaud, ni froid. Il y avait des cadres qui n’étaient pas mécontents de voir partir Benzema parce qu’il prenait un petit peu de place. Le positionnement de Griezmann sur le terrain changeait complètement que Benzema soit là ou non. C’est l’histoire de Benzema-Deschamps autour de cette Coupe du monde. On l’a réellement pris un con et Deschamps nous a menti de A à Z."
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