France Maroc Coupe du monde 2022 Mbappé ZiyechGetty Images

France-Maroc : Entre les Bleus et les Lions de l'Atlas, Adil Rami tranche

La demi-finale entre la France et le Maroc de ce mercredi soir sera un crève-coeur pour de nombreux citoyens français. De nombreuses personnes vivant en France sont issues d'une immigration diverse que ce soit venant des pays d'Europe du sud, mais aussi du Maghreb. Et forcément, il y a énormément de franco-marocains en France où de jeunes nés en France de parents marocains.

"Une partie de moi est déjà en finale"

C'est le cas par exemple d'Adil Rami. Champion du monde en 2018 avec les Bleus, l'ancien défenseur du LOSC et de l'OM aurait pu connaître un tout autre destin puisqu'il a failli porter le maillot des Lions de l'Atlas. Ce soir, Adil Rami aura le coeur partagé. Néanmoins, dans une interview accordée à Le Parisien, le champion du monde 2018 a tranché entre ses deux nations de coeur.

"Qui je vais supporter ? La France, puisque j’ai fait lechoix un jour de porter le maillot bleu-blanc-rouge. Mais je peux juste dire qu’une partie de moi est déjà en finale. Car si le Maroc gagne, jeserai fier de mon autre nationalité. Savourons ce beau message d'amitié entre les deux pays. Cette demi-finale, c’est celle des deux pays que j’aime. J’aurais pu jouer pour le Maroc. Il y a longtemps, j’avais été convoqué par cette sélection, et j’avais décidé d’accepter", a révélé Adil Rami.

"Le mental de cette équipe me bluffe"

"Moi qui avais commencé au bas de l'échelle, je trouvais que c’était une belle récompense. Pour moi, c’était un tremplin car j’avais peur de redevenir jardinier à la mairie de Fréjus. Mais Claude Puel, qui était mon coach à Lille, m’avait dit : "Tu ne connais pas ta valeur. Sois patient et ce sera l’équipe de France. » Et c’est ce qui s'est passé, mais cela m'avait fait mal de refuser", a ajouté l'ancien de l'OM.

Le champion du monde 2018 ne s'attendait pas à voir le Maroc réaliser un tel parcours : "Je ne m’attendais pas à ce que le Maroc soit aussi fort alors qu'il n’a affronté presque que des super-équipes. Ce qui me bluffe, c’est la charge mentale qui ne baisse pas dans l’équipe. Et le schéma tactique en 4-1-4-1 amène une grosse solidité, car les mecs sont hyper disciplinés".

"Lors d’un Troyes - Angers cette saison, le coach m'avait mis au marquage sur Boufal, et il m'avait bluffé. Et il a lemême niveau au Qatar. Pareil pour Ounahi que j’avais découvert à cette occasion. Et là, c’est le monde entier qui le découvre. Dire qu’on m’avait dit : "Ce sont des bons joueurs mais défensivement, ils ne font pas le taff". Alors quand on voit comment ils adhèrent à la tactique de Regragui... Quelle solidité !", a conclu Adil Rami.

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