L'équipe de France féminine a obtenu une dérogation de la FIFA pour pouvoir s'entraîner à Clairefontaine cette semaine, avant le quart de finale contre les États-Unis, ce vendredi au Parc des Princes (21h). Ce dont s'est réjouit Philippe Joly, l'entraîneur adjoint des Bleues en conférence de presse.
En début de semaine, le technicien déclarait : "Aujourd'hui, on a Clairefontaine sur cinq jours pour préparer ce match-là. (...) C'est un avantage, car on est chez nous, c'est notre maison. On a nos repères, on a tous les outils pour pouvoir récupérer."
"Oui, c'est un avantage"
La délégation américaine n'est pas revenue sur ce point publiquement. Pourtant, un problème d'équité aurait pu se poser. Car alors que les Bleues ont rallié la maison-mère du football français en début de semaine, les Américaines ont dû s'installer en région parisienne, dans un hôtel de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), avec un terrain d'entraînement à Croissy (Yvelines). Une organisation dans la logique de la réglementation FIFA, qui impose pourtant des temps de transport plus longs pour aller s'entraîner, notamment.
Lors de l'Euro 2016, les hommes de Didier Deschamps n'avaient pas pu séjourner à Clairefontaine en raison de la distance fixée par l'UEFA par rapport au lieu de la compétition, le Stade de France. En effet, 68 kilomètres séparent les deux lieux ce qui était incompatible avec le règlement (60 km maximum). Dans le cadre d'une compétition par la FIFA, cette limite ne s'applique pas : le Château n'ayant pas été retenu en début de compétition par les instances du football mondial.
Philippe Joly l'a d'ailleurs réconnu : "Oui, c'est un avantage par rapport à une équipe au centre de Paris, surtout avec la météo."
Avec cette dérogation de la FIFA, l'équipe de France a pu profiter de conditions de travail plus agréables, avec des terrains d'entraînement au sein-même de leur camp de base, des pelouses parfaites, des salles de projection haut de gamme. De même pour les soins et la récupération.

Un confort dont elles avaient été privées au début de la compétition, se voyant contraintes de quitter Clairefontaine avant l'entame du Mondial pour répondre aux exigences de la FIFA, qui imposait à toutes les équipes de loger dans des établissements pré-sélectionnés.
Le scénario du choc entre les deux équipes, ce vendredi soir, confirmera ou non cet avantage pour les Bleues.


