France 2-1 Norvège : Valérie Gauvin-Kadidiatou Diani, un duo bien complice en attaque

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(C) Getty Images
La Montpelliéraine et la Parisienne ont montré de belles qualités dans le secteur offensif. De quoi offrir de nouvelles possibilités à Corinne Diacre.

Ce fut une rencontre bien plus délicate que lors de la première journée, face à la Corée du Sud (1-1), mais Corinne Diacre pourra tout de même y trouver quelques satisfactions. Au coeur d’une défense norvégienne bien structurée mais perméable sur les côtés, certaines joueuses se sont mises en évidence, à l’image du duo Valérie Gauvin-Kadidiatou Diani qui a donné du fil à retordre à la défense scandinave.

Un duo de choc

Remplaçante lors du premier match, la Montpelliéraine a pris la place de sa coéquipière à la pointe de l’attaque et cette permutation a offert de nouvelles possibilités aux Bleues. Le profil de pivot proposé par Valérie Gauvin a donné de la dimension athlétique au secteur offensif de l’Équipe de France, tandis que Diani profitait des espaces libérés de manière intelligente par sa partenaire. Une manière aussi pour Corinne Diacre de voir comment se comporte son attaque dans un schéma différent. En conférence de presse d’avant-match, l’ancienne coach de Clermont avait annoncé avoir trois plans en tête pour faire déjouer la Norvège.

Dans une première période assez terne en occasions, Kadidiatou Diani a été la seule à montrer de l’audace sur le terrain, avec de nombreuses échappées qui ont fait du mal à Minde, la latérale gauche norvégienne. La Parisienne aurait d’ailleurs pu offrir l’ouverture du score à Gauvin à deux reprises (24e, 32e) mais la numéro 13 des Bleues a manqué de quelques centimètres pour convertir l’offrande.

Kadidiatou Diani France Norway World Cup Women 12062019

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C’est au tout début du retour des vestiaires, que la Réunionnaise a converti ses bonnes intentions par son premier but en Coupe du monde (46e). Si elle n’a pas gagné tous ses duels ce mercredi soir à Nice (30% de réussite), son abattement physique et son sens des déviations a offert un peu de répit à son équipe, parfois en souffrance face aux championnes du monde 1995.

Pour Diani, il n’aura manqué qu’un but pour récompenser cette prestation plus aboutie que la précédente, face à la Corée du Sud. Elle n’a pu tenter qu’un seul tir (non cadré) ce qui laisse encore de la marge pour la suite de la compétition. Eugénie Le Sommer, plus discrète dans cette rencontre, a fini par offrir le succès aux Bleues sur penalty (72e). La preuve définitive que dans cette équipe, le danger peut venir de partout.

Adrien Mathieu, à l'Allianz Riviera de Nice.

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