Dans une affaire juridique sans précédent, qui a déclenché une tempête de polémiques à l’échelle mondiale, l’attaquant de l’équipe nationale américaine et du club français de Monaco, Folarin Balogun, s’est retrouvé au cœur d’un scandale arbitral et disciplinaire complexe.
Si la commission de discipline de la FIFA l’a sauvé in extremis d’une suspension, lui permettant ainsi d’être titulaire contre la Belgique, elle l’a toutefois condamné à payer une amende colossale de 40 000 dollars, bien que le carton rouge à l’origine de la crise ait été annulé.
Ironie du sort, le défenseur a pris part, moins de 24 heures après cette décision surprise, à la défaite 1-4 des États-Unis face à la Belgique en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026, un rebondissement qui, selon les observateurs, « ternit l’image de la FIFA ».
Comment l’expulsion a-t-elle été annulée… alors que l’amende a été maintenue ?
Les faits remontent au match du premier tour contre la Bosnie-Herzégovine, lorsque l’arbitre lui a montré un carton rouge pour un tacle « involontaire mais dangereux » sur le pied de Tarik Mehremovic.
L’attaquant américain aurait dû manquer le match contre la Belgique, mais la commission de discipline a surpris tout le monde dimanche en appliquant l’article 27 du règlement disciplinaire, qui autorise « la suspension totale ou partielle à titre de mesure disciplinaire ».
En conséquence, la suspension est ramenée à un seul match et le joueur bénéficie d’un « délai d’un an », ce qui lui permet d’être aligné d’entrée contre les Diables Rouges, lors d’une rencontre qui se soldera par une cuisante défaite américaine.
40 000 dollars : le prix du carton annulé
Malgré l’annulation de l’expulsion, la commission a maintenu la sanction financière, s’appuyant sur les articles 14 (mauvaise conduite lors des célébrations) et 66 (expulsion et suspension liée aux cartons rouges).
Selon le communiqué du président de la commission de discipline, une amende de 40 000 dollars (environ 35 000 euros) a été infligée au joueur, répartie à parts égales entre les deux articles. En vertu de l’article 6.5 du règlement disciplinaire, la Fédération américaine de football a également été tenue pour « responsable conjointement » du paiement de cette sanction financière.
Rudi Garcia : « Balugon n’est pas responsable du scandale de la FIFA »
Pour calmer la polémique, Rudi Garcia, le sélectionneur français des Diables Rouges, a refusé d’alimenter le « scandale mondial » après la victoire de son équipe.
Il a pris la défense du joueur, affirmant que « ce scandale a terni l’image de la FIFA », et soulignant la contradiction juridique entre l’annulation de la suspension et le maintien de l’amende.
