Cela faisait plusieurs mois que tout le monde annonçait un mercato compliqué pour le PSG cet été en raison de la menace constante du fair-play financier. Mais ce n'est désormais plus qu'un mauvais souvenir à Paris qui va retrouver sa liberté sur le marché des transferts. Malgré 717M de pertes sur les trois dernières saisons, le club parisien devrait en effet réintégrer les clous du fair-play financier de l'UEFA dès cet été.
Accord et négociations, projection positive
En août dernier, le club parisien avait introduit une demande de négociation d'aménagement des critères en la matière en compagnie de 7 autres clubs (AC Milan, Monaco, Roma, Besiktas, Inter Milan, Juventus et OM) et avait démontré un cercle vertueux financier à venir malgré une masse salariale démentielle et les pertes liées à la pandémie. Le PSG s'en est alors sorti avec une sanction de 10M et la possibilité de respecter les normes d'ici 2025.
Selon les nouvelles règles du Football Social Responsibility (FSR), le fair-play financier nouvelle version, les clubs membres de l'UEFA ne peuvent plus dépasser 60M de pertes sur trois ans. À la suite des négociations, Paris a obtenu la possibilité de comptabiliser 60M de pertes sur la première saison (2022-2023) suivi d'un équilibre parfait lors des deux saisons suivantes. Une projection qui peut sembler utopique au regard d'une masse salariale dépassant les gains de plus de 70M mais qui tient pourtant la route en fonction de divers facteurs.
Pourquoi le PSG respectera le FSR
Tout d'abord, les revenus du club sont en forte croissante et devraient encore augmenter de 20% à l'issue de cette saison pour atteindre 800M records. Mais surtout grâce à la manne financière du fonds d'investissement luxembourgeois CVC qui a acquis près de 13% des droits de la Ligue 1 et dont 200M reviendront au PSG lors des trois prochaines années. Cette arrivée massive d'argent frais va permettre au club d'éponger ses pertes et de rentrer dans les clous du FSR. D'autant plus que l'opération dégraissage du noyau sera relancée cet été pour diminuer la masse salariale.
C'est donc une excellente nouvelle pour le club parisien qui, en rentrant dans les rangs, évitera de nouvelles sanctions financières et/ou sportives et disposera d'une liberté retrouvée sur le marché des transferts. Une précision toutefois, le PSG pourra investir sans contrainte mais pas sans limite sinon le club ne respectera à nouveau plus les règles du FSR, et sans possibilité de s'arranger cette fois.
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