Thomas Muller Stuttgart Bayern MunichGetty

EXCLU GOAL - Thomas Müller : "En football, la stabilité n'existe pas"

Thomas Müller est revenu en long, en large et en travers sur la saison du Bayern Munich 2017-2018, évoquant le départ de Carlo Ancelotti, l'arrivée de Jupp Heynckes et ses ambitions et performances personnelles dans un entretien-fleuve accordé à Goal. L'international allemand revient même sur la saison dernière, évoquant notamment cette élimination en Ligue des champions face au Real Madrid, qu'il estime injuste et "amère".

"Le Real Madrid ? Un souvenir amer"

"Avant le match, certains joueurs n'étaient pas dans leur meilleur forme et avaient joué blessés. Mais nous avons pu pousser le Real dans ses derniers retranchements. Peu d'équipes peuvent se targuer de mener 1-2 à Bernabeu et d'emmener le Real en prolongations. D'autant que leurs deux buts suivants étaient hors-jeu. C'était vraiment amer pour nous", estime le buteur du Bayern. "Par la suite, nous avons été battus par Dortmund en Coupe d'Allemagne et puis nous avons remporté le championnat avec 15 points d'avance. Ce n'était pas une mauvaise saison. Mais nous avons manqué de chance", indique Müller, qui ne s'estime pas totalement satisfait personnellement. "J'avais marqué 20 buts l'année précédente. Cette fois j'ai fait 15 passes décisives. Je me définis par rapport à la valeur que j'ajoute au club et non par rapport aux buts.".

Bayern, Heynckes félicite ses hommes

L'attaquant bavarois revient sur le Bayern version Ancelotti et cette fameuse défaite à Paris en Ligue des champions : "Notre pré-saison n'était pas si facile et nous ne jouions pas le football que nous voulions jouer. Ca a continué comme ça en début de saison et le club a fini par réagir après la défaite 3-0 à Paris. Même si nous n'avions pas si mal joué là-bas". L'international allemand relate également le retour de Jupp Heynckes sur le banc bavarois : "Avec le changement de coach, la responsabilité est revenue à l'équipe. Quand il y a des fautes individuelles, vous pouvez avoir la meilleure tactique au monde. Cela n'aide pas. Jupp Heynckes a fait en sorte grâce à son instinct et à son expérience que nous soyons toujours unis sur le terrain. Mais il y a encore des choses à améliorer. En football, la stabilité n'existe pas. On ne gagne pas tous les matches 4-0. Il y a toujours des surprises et c'est pour ça qu'on l'aime."

Thomas Muller Stuttgart Bayern MunichGetty

Müller ne partage d'ailleurs pas le traitement médiatique et les analyses de la presse, qu'il ne trouve pas assez fouillées ni justes : "Si on a fait une prestation souveraine face au PSG au match retour ? Mais que veut dire 'souveraine' ? On avait perdu 3-0 à Paris et tout le monde nous avait enfoncés. On a gagné 3-1 à la maison et on nous porte aux nues. Le football est sport qui sanctionne les résultats de manière extrême et cela affecte sa couverture médiatique. Les contenus présentés aux fans de ballon rond sont souvent très éloignés de la réalité".

"Pour 2018, je veux m'amuser"

S'il n'avait pas apprécié la gestion d'Ancelotti, Müller n'a rien à redire sur celle de son héritier, qui pourtant n'hésite pas à le chambrer par presse interposée, s'étonnant notamment de son but du gauche contre Stuttgart samedi dernier en affirmant que "normalement, le pied gauche de Thomas ne lui sert qu'à se tenir debout". "Vous savez, Jupp Heynckes est quelqu'un qui aime diffuser de la joie autour de lui et qui est un coach très drôle et ironique. Il veut sans doute me transmettre ses exigeances par ce biais. Cela a toujours été la carotte et le bâton avec tous mes managers précédents, ça marche comme ça".

Pour 2018, une année de Coupe du monde avec de multiples échéances en club, Thomas Müller veut surtout prendre du plaisir : "Je veux m'amuser le plus possible. Et il y a énormément de possibilités, avec le Bayern et la sélection allemande. Je suis très excité à l'idée de gagner de nouveaux titres en ayant un peu plus de chance cette fois".

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