Equipe de France, Deschamps : "Avoir la même détermination qu’au match aller"

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Le sélectionneur tricolore a assuré que sa sélection ne prendra pas l’Islande de haut vendredi, malgré le large succès du match aller.

En éliminatoires de l’Euro, l’Equipe de France défie l’Islande vendredi soir à l’extérieur. Un match important face à un concurrent direct pour la qualification. Didier Deschamps ne le sait que trop bien. Et le sélectionneur français a promis de veiller à ce que ses protégés se montrent aussi sérieux et appliqués qu’ils ne l’étaient lors du duel au Stade de France face à cette équipe nordique  (4-0, en mars dernier).

Mandanda, le bon choix après Lloris ?

Pourquoi Kylian Mbappé a quitté le rassemblement ?

Il n'y a pas eu d'examens rassurants. Il était parti pour la simple raison qu'il n'était pas prêt. On a fait en sorte de faire un protocole pour voir si...Il aura besoin de plus de temps. À partir du moment où il n'a pas toutes ses sensations, c'est logique qu'on le remette à la disposition de son club.

Est-ce que vous vous attendez à une opposition différente de celle du match aller face à l’Islande ?

Oui, parce qu’elle a un comportement différent quand elle joue à domicile. Elle est plus performante. Le contexte est différent aussi. C’est certainement une équipe d’Islande avec une capacité athlétique importante, un jeu plutôt direct mais très dangereux. Car elle marque beaucoup de buts sur les phases arrêtées. Et ils ont de bons joueurs, comme Gylfi Sigurdsson, qui est capable de marquer et faire marquer. C’est une bonne équipe. Et à domicile, elle a encore plus d’âme.

La défaite en Turquie avait suscité beaucoup d’interrogations sur les capacités des Bleus à répondre présents lors des matches à haute intensité et avec un vrai défi physique. Avez-vous des certitudes par rapport à ça ?

Des garanties, on en a jamais et encore moins de certitudes. Sur ce match-là, on avait été totalement absents. Ça fera partie d’une des données du match de demain, par rapport aux caractéristiques de l’Islande. Je ne suis pas inquiet et je ne vais pas fanfaronner. L’impact athlétique, est une donnée importante dans le haut niveau. C’est un des aspects où on devra être performant, mais il n’y aura pas que cela.

Le poids des absents c’est préjudiciable sur le terrain, ou pour tout ce qu’il y a en dehors.

C’est préjudiciable dans son ensemble, car ce sont des joueurs très importants dans le groupe. Et le leadership aussi car Hugo (Lloris) est capitaine et Paul (Pogba) est un leader expressif. Mais il y a d’autres qui sont là et ont l’habitude d’avoir ce rôle comme Giroud, Varane, Matuidi et Mandanda.
Mais dans l’absolu, je préfère avoir tout le monde à disposition. Mais ce n’est pas valable que pour l’Equipe de France. J’ai totalement confiance en les joueurs qui sont là.

Pouvez-vous nous donner des nouvelles de Lucas Hernandez ? Est-il prêt à jouer ce match ?

Il est prêt, il se sent bien et a de bonnes sensations. On l’a amené progressivement. Il est suffisamment libéré par rapport à ce qu’on a eu. Il est disponible. Après 90 minutes. Pour les jouer, il faut qu’il commence déjà. Mais il est disponible.

Vous êtes venu ici en 1998, avez-vous parlé à votre équipe de ce match-là ? Avez-vous mis en garde vos joueurs pour ne pas qu'ils sous-estiment l'Islande ?

Il y en a certains qui n’étaient pas nés. Ou étaient très petits pour regarder la TV. Ça remonte à loin. Mais ce n’est pas du manque de respect. Je me rappelle du match et de l’avant-match, et des hymnes joués de manière assez spécifique et qui ont amené certains joueurs à un fou rire. Ça venait aussi après le titre mondial. Mais ce n’était pas un manque de respect. C’était déplacé, même si je ne suis pas là pour me justifier. Mais je ne vais pas me servir de ce match-là, mais des confrontations qu’on a eues récemment contre les Islandais, dont celle du Guingamp. Même si ce n’était qu’un amical. Et l’Islande est encore plus performante à domicile, dans son stade. C’est un contexte inhabituel pour la plupart de nos joueurs, mais ça reste un terrain de foot. Il n’y aura aucun souci par rapport au fait de préparer ce match avec la même détermination que le match aller.

Griezmann a raté ses deux derniers pénalties. Est-il encore le numéro 1 ?

C’est vrai qu’il reste sur deux échecs, mais il aime ça. Il n’a pas eu la réussite, mais ça reste un tireur de pénalties. Après, ça reste le ressenti entre les joueurs. C’est un exercice qu’il a retravaillé aussi, pour réhabituer sa course d’élan spécifique. C’est vrai qu’il aurait pu être plus efficace, mais ça fait partie de ce qu’il sait bien faire. Et il l’a bien fait lors des moments décisifs. Mais il connait bien l’exercice.

Dans quel état d’esprit avez-vous retrouvé Mandanda ? Avez-vous été surpris de le voir revenir aussi fort ?

Il est très bien dans sa tête. Je ne suis pas surpris. J’aurais préféré même qu’il fasse tout pour garder ce niveau-là. Il a retrouvé de la fraicheur dans sa tête, et le fait de retrouver ses responsabilités avec le brassard de capitaine. Il a énormément de présence et a vécu important avec nous. Avec sa tranquillité et sa sérénité. Avant même la blessure d’Hugo, j’étais très content qu’il puisse revenir. Il a confiance en lui. Et c’est un bon moment qu’il est là.

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