L'équipe de France est tombée en Turquie à Konya en qualifications contre la Turquie contre toute attente (2-0) samedi soir. les Bleus ont été très décevants, notamment en attaque, n'ayant cadré aucun tir tout au long du match (une première depuis dix ans).
"Un non-match, une gifle"
Sur la table de dissection, Didier Deschamps n'est pas tendre avec ses hommes, ni avec lui-même : "La nuit de sommeil a été courte. C'est toujours difficile d'expliquer les raisons qui nous ont amené à faire ce non match. Car c'est un non match, une gifle.", admet d'emblée le coach des Bleus.
"Parce que l'adversaire ne nous a pas laissé l'opportunité de nous exprimer, on a été laborieux défensivement et peu créatif et incisif offensivement. Donc c'est un non match de notre part. Je n'enlève pas la qualité de l'adversaire mais il y a tellement de domaines dans lesquels on a été insuffisants que je ne veux pas tirer de conclusions, si ce n'est faire le constat. On ne va pas s'attarder là-dessus car on a un match mardi à Andorre et il faudrait faire en sorte que ça se passe mieux pour terminer cette saison par une victoire", considère DD.
"Les vérités du terrain nous donnent tort. C'est vrai que les années impaires sont compliquées pour nous... Après ce ne sont pas des excuses. Les saisons sont compliquées et longues, certains joueurs arrivent fatigués, usés. Certaines nations moins que d'autres. Mais on le savait", a estimé le sélectionneur, qui ne "cherche pas d'excuse, usant du même discours de celui de plusieurs de ses joueurs.
AA"Je le répète, ce ne sont pas des excuses. Heureusement qu'on est là dans les années paires avec les grandes compétitions, c'est là l'essentiel. La route des qualifications elle est toujours longue et périlleuse. Il n'y a pas le feu au lac, il reste sept matches, on en a un dans trois jours. Il ne faut pas oublier ce qui s'est passé hier, mais il faut avancer.", a encore dit le coach des Bleus.
