Pour la Coupe du monde 2022, Didier Deschamps a sélectionné deux joueurs pour évoluer au poste d'arrière gauche : Lucas Hernandez et son frère Théo.
Mais après la blessure de Lucas Hernandez contre l'Australie (et son forfait pour le reste de la compétition), Didier Deschamps n'a plus qu'un seul latéral gauche de métier dans son effectif.
Comme la France est déjà qualifiée pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde avant son dernier match de la phase de groupes contre la Tunisie (le mercredi 30 novembre 2022 à 16h00), Didier Deschamps devrait mettre au repos Théo Hernandez.
Pedretti séduit par l'idée de Camavinga arrière gauche
Et pour jouer à sa place, Didier Deschamps pourrait aligner le milieu défensif Eduardo Camavinga. Et cette idée séduit énormément Benoît Pedretti, ancien milieu de l'équipe de France (22 sélections), qui s'est exprimé sur ce sujet chez nos confrères du journal L'Equipe.
« Il y a un double intérêt à le voir à ce poste-là, confie Pedretti. D'abord, préserver Théo dans un match sans grand enjeu. Ensuite, voir Camavinga en conditions réelles de compétition. Il a des aptitudes pour cette place, comme il est gaucher, qu'il a des qualités physiques, qu'il peut répéter les efforts et qu'il est vif. On ne va pas non plus lui demander des trucs de fou face à la Tunisie. Ce sera déjà de bien défendre. Il y a Mbappé devant lui. Il ne va pas répéter les courses. Si ça ne marche pas, et qu'il a malheureusement un problème avec Theo, Didier Deschamps mettra alors un vrai défenseur comme Pavard ou Koundé. »
Ancien latéral gauche de Liverpool, Grégory Vignal partage l'avis de Pedretti : « Camavinga est un joueur qui a du volume et qui peut se dépasser sur un match comme la Tunisie pour marquer des points. Vu qu'il est gaucher, il y a moins besoin de repères. Si c'était le Brésil ou l'Espagne en face, Didier Deschamps ne serait même pas tenté, il mettrait Theo. Là, ça vaut réflexion de l'épargner pour garder de la fraîcheur. »
Un milieu défensif jouant latéral, c'est déjà arrivé en équipe de France
Camavinga ne serait d'ailleurs pas le premier milieu défensif de l'équipe de France à venir dépanner dans un couloir. Le 8 septembre 2007, Lassana Diarra avait été titularisé contre l'Italie au poste d'arrière droit lors des éliminatoires de l'Euro 2008 après les forfaits de Willy Sagnol et de François Clerc.
Et si on remonte un peu plus loin en arrière, le 28 janvier 1998, pour le premier match des Bleus au Stade de France, contre l'Espagne, le sélectionneur de l'époque, Aimé Jacquet, avait aligné une défense à 3 (Blanc, Desailly, Thuram) avant de passer à une défense à 4 en cours de match en faisant reculer au poste d'arrière gauche le milieu défensif Alain Boghossian.




