Si Adil Rami avait voulu s’offrir une retraite dorée, il aurait choisi un championnat exotique. Mais à 35 ans, le défenseur central a rebondi à Troyes l’été dernier. Un pari risqué. Et pourtant, après une courte phase de remise en forme, le voilà désormais titulaire sous les ordres de Laurent Battles, et son retour coïncide avec de meilleurs résultats pour l’ESTAC, malgré la correction reçue face à Lens (0-4) avant la trêve.
De quoi donner des idées à l’ancien de Lille qui, comme Dimitri Payet, ne pourra jamais faire une croix sur l’équipe de France de lui-même. Celui dont la dernière sélection date du 20 novembre 2018 face à l’Uruguay (1-0), en match amical, a donc tenu à faire passer un petit message au sélectionneur Didier Deschamps, malgré la concurrence qui fait rage dans le secteur défensif.
"Renoncer de moi-même aux Bleus, jamais"
"Je ne suis pas complètement con, et je vois le niveau de certains jeunes qui n’ont encore jamais joué, comme le Marseillais William Saliba ou, même si ce n’est pas mon poste, le Lensois Jonathan Clauss. Je sais que la relève est belle pour la France. Mais on ne sait pas de quoi a besoin Deschamps. Je peux aider. Renoncer de moi-même aux Bleus, jamais", a rappelé le champion du monde dans Le Parisien.
"J’ai encore des antennes dans cette équipe. Par exemple, Paul Pogba, que j’ai souvent au téléphone, est très attentif à ce que le talent ne suffise pas. L’envie, c’est le plus important. Plein de mecs dans les quartiers pensent qu’un passement de jambes et un petit pont suffisent. Bah, chez mes Bleus, non", a conclu le défenseur central dans le quotidien régional.
