France USA

En manque d'audace, les Bleues quittent leur Coupe du monde la tête basse

Tout était réuni pour une grande soirée au Parc des Princes : un stade plein, la ferveur d’un public en majorité tricolore et la perspective de pouvoir faire tomber les championnes du monde en titre. Pourtant le destin des Bleues s’est arrêté net face à la sérénité américaine. Sans se surpasser, l’équipe de Jill Ellis a montré tout ce qui était absent du côté de l’Équipe de France : une solidité redoutable, de l’efficacité clinique et un peu de ruse nécessaire.

Les Bleues étaient prévenues sur les entames tonitruantes des USA

Corinne Diacre avait indiqué en conférence de presse d’avant-match que son équipe n’avait pas de "pression" mais elle a balbutié son jeu pendant plus de 50 minutes. L’ouverture du score prématurée de Megan Rapinoe (5e) a infligé d’entrée un coup sur la tête alors que les Bleues étaient prévenues : cette sélection américaine démarre toujours très fort ses rencontres. L’avertissement n’a pas été pris en compte et ce but précoce a fait beaucoup de dégâts.

Il y a eu un peu plus d’envie et de combativité au retour des vestiaires. Galvanisées par les mots de leur sélectionneure sans doute, les Bleues ont montré un autre visage sans pour autant trouver la faille au Parc. Les tentatives de Gauvin, Le Sommer et Henry n’ont pas eu l’effet espéré et comme souvent, la sentence est tombée peu de temps après avec le doublé de Rapinoe (65e)

Que pouvait faire alors Corinne Diacre et son staff ? Des changements plus tôt dans la rencontre ? La rentrée de Delphine Cascarino a apporté un vrai second souffle à cette équipe. La Lyonnaise est une pure dribbleuse et a fait du mal à l’arrière-garde américaine. De manière globale, son utilisation dans ce Mondial mérite d’être débattue alors qu’elle avait été très intéressante lors du match d’ouverture contre la Corée du Sud.

Pour tenter de trouver des solutions efficaces, il a fallu une nouvelle fois passer par les coups de pied arrêtés. Dans ce domaine, Wendie Renard n’est plus à présenter (81e). L’espace de quelques instants, le Parc est redevenu une fournaise. Pas assez suffisant pour permettre aux Bleues d’aller au bout de leur rêve, et de rejoindre Lyon.

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