Ce samedi 6 août 2022, le PSG se déplace à Clermont pour disputer son premier match de Ligue 1 de la saison 2022-2023.
Après le licenciement de Mauricio Pochettino à l'intersaison, c'est Christophe Galtier qui a pris les rênes du club parisien. Avant cette première journée du championnat de France, le nouveau coach du PSG a accordé un long entretien à nos confrères du Parisien dans lequel il évoque de nombreux sujets.
Sur les doutes qui accompagnent sa nomination au poste d'entraîneur
« C'est une source de motivation incroyable. Je ne le subis pas, je m'appuie dessus. Je comprends que ça puisse être le cas. Après, il y a certains mecs – qui eux ne méritent pas le titre de journaliste – et que je trouve à la fois malpolis et parfois très irrespectueux. Mais ça ne déclenche pas de rancœur, c'est une source de motivation. Je comprends le scepticisme des uns et des autres quand mon nom est apparu : je n'ai pas un parcours international, je suis marseillais… Mais putain, je suis tellement heureux d'être là ! »
Sur la Ligue des champions, objectif majeur du PSG
« Il me tarde de démarrer la compétition. Il y a du scepticisme sur ma gestion des ego et des joueurs stars, mais là où tout le monde a vraiment des doutes me concernant, c'est sur la Ligue des champions. Je respecte ces doutes-là. Mais là, il y a une équipe incroyable. Je n'essaie pas de m'enlever de la pression, mais la Ligue des champions est une compétition tellement irrationnelle… […] Oui, oui, oui, on doit avoir l'ambition de la gagner. Mais huit ou dix équipes disent la même chose. Je ne l'attends ni avec impatience ni avec gourmandise, mais j'attends de pouvoir m'exprimer avec un groupe au potentiel extraordinaire. »
Sur sa relation avec Luis Campos
« Serais-je à Paris aujourd'hui si Luis n'était pas là ? Je ne pense pas. On a appris à se connaître, à travailler ensemble avec des… (il mime des montagnes russes), comme dans un couple, en fait. Luis et moi, on est complémentaires, et lorsqu'un de nous deux intervient dans le domaine de compétence de l'autre, il le fait avec beaucoup de respect. Luis définit avec le président, la politique sportive que le club veut mettre en place. Là, moi, je n'interviens pas. Avec Luis et mon staff, on a rapidement travaillé sur le modèle de jeu, l'organisation, par rapport aux joueurs qui allaient rester. On a réfléchi à la meilleure manière de les faire jouer. »
Sur sa gestion du vestiaire
« Au niveau du groupe, je ne parle qu'en français. Cela n'empêche pas qu'il peut m'arriver de demander à mon staff de traduire certaines choses pour éviter des malentendus. Mais il n'y a aucune obligation de parler français dans le vestiaire. Il y a des Argentins, des Portugais, des Espagnols… pourquoi se parleraient-ils en français ? J'ai travaillé à l'étranger. […] J'ai aussi entendu dire que j'interdisais les téléphones à table. C'est faux ! Je leur demande juste de couper les sonneries et de ne pas répondre à table. Mais je ne leur interdis pas de regarder un match de foot en live quand même ou de recevoir un appel urgent. […] On a aussi établi des règles au niveau des créneaux horaires, sur le petit-déjeuner et le déjeuner communs. Mais il n'y a pas de policier pour surveiller chacune de leurs allées et venues. »


